<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347</id><updated>2012-02-11T09:56:05.743-05:00</updated><title type='text'>plume de plomb</title><subtitle type='html'>Je l'ai baptisé "plume de plomb".

Je le réserve pour des textes lourds ou légers, mais jamais vides.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>50</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-5425950685430869600</id><published>2012-02-09T16:52:00.001-05:00</published><updated>2012-02-10T13:12:24.402-05:00</updated><title type='text'>quand la perfection est l'ennemie de l'évolution</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;Tout récemment, je suis retombé sur une citation attribuée à Paul Valéry qui va comme suit: "Un poème n'est jamais fini, seulement abandonné." Je ne connais Paul Valéry que de nom. À peine. Mais le gars a compris quelque chose d'important.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;Le premier fossile de requin date d'environ 450 millionsd'années, trois fois plus vieux que le plus vieux dinosaure! Le requin"tel qu'on le connait" fêtera cette année son 181 millionièmeanniversaire... encore surprenant qu'il ait encore des dents dans la gueule.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;Le lien entre le requin et Paul Valéry? Ces derniers temps,je commence tout juste à comprendre qu'&lt;b&gt;à partir d'un certain niveaud'obsession, la perfection devient l'ennemie de l'évolution&lt;/b&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;Les gens hautement productifs n'essaient pas de faire deschoses parfaites. Ils font de leur mieux. Ils font beaucoup et ils peaufinentleur génie en chemin. Ils font attention aux détails, mais reconnaissent lepoint où la quantité d'énergie déployée devient beaucoup plus considérable quele degré d'amélioration qu'elle confère au projet. Les gens hautementproductifs se soucient d'une qualité globale et parviennent à deschefs-d'oeuvres un peu sur le tas... Je ne dis pas ça négativement, de monnouveau point de vue, c'est l'exemple à suivre!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;Qui veut être un vieux requin tout gris tout parfait? Ça luia quand même pris 269 millions d'année avant d'arriver où il est. Et pourquoi?Pour être la bibitte la plus effrayante de tous les océans. Pendant 181millions d'années supplémentaires.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;Toutefois, en noir et blanc, l'autre choix est de"botcher" la job. Je ne sais pas pour vous, mais moi je ne peux pas.Incapable. Heureusement, la palette est plus nuancée que ça.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;Ce que je retiens de la citation de Paul Valéry, c'est quepour les perfectionnistes, le lâcher prise a un petit arrière-goût d'abandon.Il faudra apprendre à vivre avec. Ça me va. J'ai intérêt à me poser plussouvent la question pour savoir où je choisis de faire de l'&lt;i&gt;overtime&lt;/i&gt;. L'énergieéconomisée en arrêtant de me perdre dans les détails me donnera l'occasion defaire plus, dans plus de domaines et, éventuellement, de faire mieux.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;Et si on s'attarde au point de départ de ce souci deperfection, on constatera qu'il est beaucoup plus souvent qu'autrement motivépar un désir absurde de ne pas être imparfait (à nos propres yeux, aux yeux desautres) que par le seul souci de bien faire les choses. Cette inaccessible perfectionse tient régulièrement dans le chemin de la saine et modeste réussite.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;Je choisis de ne pas m'apitoyer sur le temps que j'ai passéà être trop perfectionniste. Avec une once de lâcher prise, je peux m'attaquer à de nouveaux projets intéressants ou décupler ma production et j'ai acquis deux outils fort utiles: le réel désir et la réelle patience de bien faire les choses.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-5425950685430869600?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/5425950685430869600/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2012/02/quand-la-perfection-est-lennemie-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/5425950685430869600'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/5425950685430869600'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2012/02/quand-la-perfection-est-lennemie-de.html' title='quand la perfection est l&apos;ennemie de l&apos;évolution'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-7307351162612684719</id><published>2012-02-07T02:51:00.001-05:00</published><updated>2012-02-08T16:13:29.568-05:00</updated><title type='text'>le fils de Darth Vader : petite recette pour devenir un jedi</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;- Luke, je suis ton père!&lt;br /&gt;- Noooooon!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Luke Skywalker croyait que son père n'était qu'un chevalier du bien. Un des meilleurs Jedis de la galaxie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la suite de la débâcle de l'armée rebelle, Luke s'écrase sur une planète reclue qu'à peu près personne connait. Son vaisseau est beeeen creux dans la vase et il est découragé. Heureusement, il est là grâce à un&amp;nbsp;vieil ami déjà rendu Jedi qui l'a envoyé sur place pour faire connaissance avec son mentor, Yoda :&amp;nbsp;un sage à l'allure sympathique et rabougrie qui vit dans une cabane qui a l'air de rien. Un sage trop hot... tellement hot qu'il se fout éperdument d'être hot. Le sage entraîne Luke. Il le protège des dangers et lui en crée des faux juste "pour le fun".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour, Luke échoue pitoyablement le test de la grotte: il voit sa propre face dans le casque de Darth Vader. Il se met à avoir la prémonition que la princesse et ses amis sont en danger.&amp;nbsp;Son vaisseau à peine sorti de la vase et avec l'impression d'avoir suffisamment compris La Force,&amp;nbsp;il décide d'aller les secourir. Yoda désapprouve affirmant que son entraînement n'est pas terminé. Toutefois, Luke a une tête de pioche et il y va pareil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rendu là, son père lui révèle son côté obscur en lui disant:"Regarde en toi mon pit, tu le sais ben qu'on est pareils dans le fond". Mais il ne le prend pas notre Luke. Il dit: "Non! Je serai jamais comme toi!".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme un tapon, il a décidé d'affronter ça avant d'être prêt... sacré Luke! Mais, il s'est faite tchoppé la main et il a failli y laisser sa peau. Entre nous, y a un peu couru après le trouble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, Luke retourne s'entraîner auprès de Yoda (il l'avait promis, c'est un bon gars notre Luke dans le fond). Après lui avoir montré une couple de &lt;i&gt;tricks&lt;/i&gt; pas piqués des vers, le vieux sage lui annonce qu'il est le frère jumeau de Leïa, que son entraînement est terminé et qu'il est prêt à retourner affronter son père. Puis, pouf! Yoda disparaît.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec sa nouvelle compréhension de La Force, Luke se pointe dans la tanière des méchants. Là, l'empereur Palpatine, le démon qui a corrompu son père, essaie de le corrompre à son tour. Mais Luke dit à son démon: "Je m'en câlisse de toi, j'ai même plus besoin de me battre!" Luke est rendu (ou il s'imagine qu'il est rendu) un vrai Jedi!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film pourrait peut-être finir là... je sais pas, j'ai pas encore 100% compris la fin. Quelque part, j'espère qu'il y a des &lt;i&gt;alternate endings &lt;/i&gt;en circulation quelque part.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours est-il que Luke se fait crisser une dernière solide rince par son démon et celui de son père. Avec des pouvoirs électriques super douloureux. Luke, c'est quand même pas une chiffe molle, pis y pleure pareil! Finalement, Darth Vader réalise que son démon lui appartient aussi et que c'est maintenant lui qui doit vaincre Palpatine. Il le lève à boutte de bras et le sacre dans le trou. Mais le vieux Darth Vader était déjà pas mal amoché par le côté obscur et il mourra peu de temps après être revenu du bon bord de la force. Heureusement, les gentils continuent de vivre dans le coeur de Luke. Et là, aucun doute, Luke est rendu un vrai Jedi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est long et ça fait mal devenir un vrai Jedi, parce qu'on est tous le fils ou la fille de Darth Vader.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-7307351162612684719?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/7307351162612684719/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2012/02/le-fils-de-darth-vader-petite-recette.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/7307351162612684719'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/7307351162612684719'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2012/02/le-fils-de-darth-vader-petite-recette.html' title='le fils de Darth Vader : petite recette pour devenir un jedi'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-878535706882466317</id><published>2012-02-06T14:59:00.001-05:00</published><updated>2012-02-11T09:56:05.755-05:00</updated><title type='text'>la nouvelle publicité [démonstration] -- Plume de plomb se cherche un éditeur!</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;En décembre dernier, une amie d'une amie (merci encore) m'a obtenuune rencontre avec un directeur de création de la boîte de publicitéNolin-BBDO.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le type était sympa et accessible et l'entrevue s'est bien déroulée. Aprèsavoir vu mon portfolio de rédaction, la maquette de mon jeu de société et desesquisses datant de mon stage chez Bleublancrouge, il m'a dit que j'avaisclairement la fibre du concepteur-rédacteur et que tout ce qu'il me manquait,c'était des exemples de publicité, même fictifs. Il m'a donc invité à en créerquelques-uns et à le contacter sans me gêner pour qu'il se souvienne de moilorsqu'il aurait besoin d'embaucher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis reparti guilleret avec la ferme intention de lui produire quelques pubsgéniales dans le temps des fêtes et de le relancer avant la fin janvier. Maisvoilà, mes cours de publicité à l'université, les discours de Jean Desautels etune conférence de Martin Ouellette sur la mort annoncée de la publicité et desagences telles qu'on les connait me forcent à revoir mes perceptions. Plutôtque de donner dans la pub traditionnelle, j'ai plutôt envie de tenter uneexpérience. Expérience pour laquelle je solliciterai votre aide d'ici la fin dece billet, si vous le voulez évidemment... (vous allez voir, c'est comme unjeu, on s'en jase talleure)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Deux problèmes avec la pub&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Le problème général avec la pub, c'est qu'on n’en a rien à C.&amp;nbsp;On l'évite(quand on peut). On la subit (généralement).&amp;nbsp;Elle nous fait rire (quand onest chanceux). Elle manque sa cible (plus souvent qu'autrement). Sans compterqu'on la répète minimum cent mille fois (on avait compris dès la première). On dépense des milliards pour faire un produit inefficace. Vous trouvez que ça va si bien dans le monde? Il y a probablement moyen d'en mettre moins là, et plus ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, les agences continuent à ajouter de la M dans des eaux déjà beaucouptrop usées ; le summum du génie consistant à trouver une nouvelle place pourmettre de la vieille M sans jamais repenser le concept. Rien de nouveaujusqu'ici, on poursuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon problème personnel avec le fait de m'orienter en pub est un problèmeéthique. Mon prof nous disait: Tout le monde sait que le Coke est mauvais pourla santé, pourquoi acceptez-vous d'être payés pour en vendre? Ouain... déjà queje paye pour en boire. Quand on pense à tous les produits douteux, auxconditions de productions, l'impact écologique, l'exploitation de la maind'oeuvre, les tests sur des cobayes, etc. Ouch!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;La nouvelle publicité: théorie&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;(Ah non pas de la théorie, ça c'est plate! Com'on, je vous ai dit que j'avaisbesoin de votre aide.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier constat: les meilleures publicités se font par le biais de nos proches et ne coûtent rien. On les écoute parce qu'on a confiance en nosproches. Quelqu'un écrit sur Facebook: Connaissez-vous un bon resto indien apportez votre vin? 12&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;reply&lt;/i&gt;&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;en une heure. Une fois au resto: As-tuvu tel film?Tu devrais, c'est excellent! Rendu au cinéma: Heille! J'ai entendu dire quet'as changé de char...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxième constat: les seuls produits qui justifient une pub de nos proches sont debons produits. Heille! J'ai entendu dire que t'as changé de char... Parle-moiz'en pas, il est tombé en ruine au 3e kilomètre et ils m'ont fourré avec lagarantie: elle ne s'enclenche qu'au kilomètre 5.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Troisième constat: à l'ère d'internet, tout le monde se parle, de tout, tout letemps et en temps réel. Les mauvais produits sont détectés rapidement. Les bons produitsfinissent par faire leur chemin. Amen.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 13.5pt; margin-left: 0cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;Quatrième constat: ce type de publicité est effectué dans un mode de partage, qui vise le bien-être, sans vraiment mesurer qui donne et qui reçoit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LA THÉORIE est donc la suivante: si le produit est bon et qu'on communiqueauthentiquement avec quelqu'un dont on est proche, il a un million de fois plusde chance (j'ai fait faire les sondages) d'adopter le produit. De plus, une communication adéquate permet d'obtenir de la rétroaction afin d'améliorer le produit. Ce faisant, l'artisan publicitaire est contraint de faire une promotion sincère et peut-être plus éthique des produits qu'il endosse, faute de quoi, il perdra toutecrédibilité auprès de son client (ami)... Heille, le char que tu m'as recommandé,c'est de la bouette!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut repenser la publicité de fond en comble et on aura besoin de gens ultra-créatifs pour le faire. Et puisqu'il faut explorer de nouvelles avenues. En voici déjà une (absolument gratos!).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l'oeil de la pub traditionnelle, un billet sur un blog comme Plume de plomb n'est pas un bon véhicule publicitaire. Il est fréquenté par une clientèle modeste, a une visibilité modeste et s'adresse au client avec son consentement, sans artifices et sans répéter un milliard de fois le message.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon ma théorie, un billet sur un blog comme Plume de plomb peut être un excellent véhicule publicitaire. Ceux qui viennent le consulter passent pour deux raisons: ils m'aiment inconditionnellement (salut m'man!) ou, SURTOUT, ils trouvent que le produit est bon (l'amour inconditionnel est rare et il a ses limites). La communication y est authentique et il y a place à la rétroaction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la lecture du projet, vous constaterez qu'il y a un risque de répétition du message, mais pas dans son intégralité et cela se fera toujours par le biais d'un proche. Cette répétition sera bien plus incitative que dérangeante. Vous remarquerez aussi qu'il s'agit d'une variante de publicité virale, mais faite dans un contexte où les bénéfices de chacun reposent sur des valeurs nouvelles.&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;&lt;b&gt;La nouvelle publicité: démonstration&lt;br /&gt;PLUME DE PLOMB SE CHERCHE UN ÉDITEUR&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;(et moi une job)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;VOICI DONC LE FAMEUX PROJET. Je ne fabriquerai pas de publicité conventionnelle pourNolin-BBDO. Je vais leur proposer une pub nouveau genre. Juste pour voir.&amp;nbsp;Dans un endroit convivial (ce blog), vierge de toute autre pub (c'était monchoix), l'annonceur (moi) vous propose une pub (ce billet)&amp;nbsp;à un moment oùla clientèle cible (vous) est réceptive et curieuse de savoir ce que j'ai à dire(yé!).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cours de route, je vais vous initier à quelques concepts publicitaires de base pour vous donner tout ce qu'il faut pour évaluer ma théorie et ma démonstration. Commençons par les cibles. Pouvez-vous déterminer si vous êtes une cible principale ou secondaire et laquelle?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CIBLE PRINCIPALE: (1) Le lecteur naturel de Plume de Plomb. Il me connait personnellement ou c'est un curieux de la blogosphère qui a été séduit par le produit. Il est naturellement réceptif, aime me lire et fera un excellent ambassadeur. Si lui n'est pas convaincu, je suis dans le pétrin, car ma base de "fans" est limitée et c'est d'elle que dépendra la suite des choses. (2) Un éditeur ou quelqu'un susceptible de faire appel à mes talents créateurs. Il est ici grâce aux recommandations d'un proche qui croyait réellement qu'il pourrait être intéressé. S'il n'est pas convaincu, un autre le sera peut-être. C'est lui qui m'aidera à concrétiser mes objectifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CIBLES SECONDAIRES: (1) Une connaissance, proche ou éloignée de ma première cible principale ayant été abordée par elle. (2) Un ami d'ami. (3) Un ami d'ami d'ami. J'arrête là, c'est bon? J'aurais beaucoup plus à dire sur les cibles si l'occasion se présente d'en discuter avec des pros, mais c'est suffisant pour ma démonstration.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;Peu importe votre type, en tant que clientèle cible, vous devez d'abord savoir que toute publicité acomme but de vous inciter à une/des actions.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;ACTIONS recherchées: vous faire adhérer à ma théorie et vous donnez envie de partager l'existence de ce billet avec vos proches, principalement vos contacts liés de près ou de loin à l'édition, à la pub, ou aux médias (éditeurs, journalistes, infographistes, photographes, rédacteurs, D-A, D-C, gens de marketing, annonceurs de nouvelles, etc). [Si par chance, vous êtes ma seconde cible principale, je vous laisse lire mes objectifs et faire la part des choses.]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;En tant que néophytes de la pub (j'en sais rien, mais on fait comme si), vousdevez savoir que l'annonceur a des objectifs. Sinon, il ne ferait pas depub. Dah.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;OBJECTIFS de l'annonceur: j'aimerais attirer l'attention d'un éditeur, d'un média xyz ou d'une agence publicitaire sur Plume de plomb (1). J'aimerais prouver ma théorie et démontrer qu'il y a d'autresmoyens de faire de la pub que de bourrer le client comme une dinde (2). J'aimerais pouvoir publier Plume de Plomb ou diffuser du contenu similaire à un public plus large sur d'autres médias (3). J'aimerais promouvoir mes talents de créateur en général, mes talents de communicateur authentique, de rédacteur, de musicien, de compositeur, de concepteur, de stratège et ma capacité de penser à l'extérieur de la&lt;i&gt;&amp;nbsp;box,&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;looooooooooin à l'extérieur de la&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;box &lt;/i&gt;(4). Tout cela dans le but ultime d'être encouragé et payé pour continuer à faire une chose pour laquelle je suis doué et à laquelle je me consacre depuis toujours: la création tous azimuts (5).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;Attention! Comme je veux prouver ma théorie. Vous devez être fermement convaincus que le produitest bon AVANT de propager le billet: alors exit l'amourinconditionnel, sinon votre propre parole ne vaudra plus rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Êtes vous tanné de la pub conventionnelle?&amp;nbsp;Que vaut ma théorie?&amp;nbsp;Aimeriez-vous pouvoir lire du contenu similaire à celui de ce blog dans un journal comme le Voir, sur Cyber-presse ou ailleurs? Trouvez-vous qu'un recueil des meilleurs textes présents et à venir de Plume de Plomb soit un cadeau à offrir à la société? Pensez-vous qu'il est souhaitable qu'une personne comme moi soit payée pour mettre à profit ses talents de créateur ou s'il est préférable que je me rende utile à autre chose?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;Toujours en tant que cible, vous aurez généralement des motivations pour adopter un certain comportement. L'action proposée doit offrir des bénéfices et il incombe à l'annonceur de faire valoir (plus ou moins subtilement) ces bénéfices.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BÉNÉFICES proposés: voir si ça fonctionne (fun fun fun!), faire partie d'uneexpérience nouvelle (être cool), convaincre les boîtes de pub de changer leursfaçons de faire (toi, la pub traditionnelle, prends ça!), rendre service (estime de soi) et, tiens donc, obtenir ma gratitude éternelle (on s'habitue,mais quand même). Je vous rassure tout de suite, si ça marche, je n'ai pas pour autant l'intention de transformer Plume de plomb en panneau réclame! On fait tout ça une seule fois, au nom de la science!&amp;nbsp;[Cible principale #2, je vous laisse encore faire la part des choses.]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la lueur de tout ça, accepteriez-vous de partager l'existence de ce billet par courriel ou via votreFacebook / Twitter /&amp;nbsp;&lt;i&gt;Whatever&lt;/i&gt;?&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&amp;nbsp;Accepteriez-vous d'en parler&amp;nbsp;&lt;/span&gt;à vos contacts en édition, en pub et dans divers médias (écrits, web, télé)?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si oui, faites le dans vos mots. Comme vous recommanderiez un bon film. Tous les films que vous aimez ne s'adressent pas à tous vos amis. Vous connaissez leurs goûts. À vous de faire le tri.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;Si non. Accepteriez-vous de donner du feedback dans la boîte decommentaires ci-bas afin que "nous" puissions améliorer le produit? Répondez ouiou non dans la&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;box&lt;/i&gt;&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;de commentaires ci-bas mentionnée et dites nous pourquoi (oulaissez moi m'étouffer avec mon attrape-nigauds) ;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Juste pour augmenter le niveau de difficulté&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Pour les besoins de l'expérience, je me fais un pointd'honneur de n'effectuer aucune autre promo. Je ne publiciserai pas ce billet sur d'autres médias sociaux et&amp;nbsp;(pour ce que ça vaut)&amp;nbsp;j'enparlerai le moins possible. Pour prouver ma théorie, toute la pub doit reposer sur mon billet et être diffusée par le biais (oooouuh!)&amp;nbsp;du lecteur: vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc,&amp;nbsp;&lt;/span&gt;pour être certain que le message passe d'abord dans mon propre réseau,&amp;nbsp;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;vous pouvez en parler à toute personne que je connais de près ou de loin, même à celles que je côtoie chaque semaine.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;Diffusion initiale: 1&lt;br /&gt;Budget: 0$&lt;br /&gt;Vente à pression: non.&lt;br /&gt;Objectifs visés: 5. Variés et audacieux en plus!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moyens de vérifier l'atteinte des objectifs:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;- nombre de lecture de ce billet (statistiques du blog);&lt;br /&gt;- affluence générale sur le blog (idem);&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;- statuts FB de la clientèle cible principale et secondaire;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;- offres d'édition liées à cette pub;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;- offres d'emploi liées à cette pub;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;- publication de Plume de plomb en tout ou en partie;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;- emploi trouvé grâce à cette pub;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;- impressions subjectives de l'annonceur... ben quoi, faut être réaliste ;)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;&lt;br /&gt;Objectifs atteints depuis la dernière mise à jour: 0&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous êtes ici, la pub fonctionne ou la notoriété/qualité du produit est tellement bonne, la communication tellement authentique que vous veniez déjà par vous-même. Commencez votre réflexion par là! Et passez le mot, merci!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François Roy,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: inherit;"&gt;penseur sensible&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-878535706882466317?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/878535706882466317/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2012/02/la-nouvelle-publicite-demonstration.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/878535706882466317'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/878535706882466317'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2012/02/la-nouvelle-publicite-demonstration.html' title='la nouvelle publicité [démonstration] -- Plume de plomb se cherche un éditeur!'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-5697274476024984676</id><published>2012-02-04T10:53:00.001-05:00</published><updated>2012-02-06T12:11:25.538-05:00</updated><title type='text'>j'aurais voulu être, un artiiiiiiiiiiichste</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana, sans-serif;"&gt;Vidangeur&amp;nbsp;: personne qui ramasse les vidanges&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana, sans-serif;"&gt;Cuisinier&amp;nbsp;: personne qui fait la cuisine&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana, sans-serif;"&gt;Serveur&amp;nbsp;: personne qui s'occupe du service&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana, sans-serif;"&gt;Ingénieur&amp;nbsp;: personne ingénieuse spécialisée en xyz&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana, sans-serif;"&gt;Artiste&amp;nbsp;: personne qui fait de l'art&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana, sans-serif;"&gt;...&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana, sans-serif;"&gt;Hier, j'ai assisté à un souper de filles. Eh boy!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana, sans-serif;"&gt;J'ai un ami qui rêvait de participer aux soupers de filles de sesamies. Pour sa fête, elles ont réalisé son souhait. L'affaire c'est qu'ellesont aussi invité les garçons... déguisés en filles. Quand il est arrivé, ellesl'ont déguisé également. Il a eu le droit à la totale. Et nous aussi par labande. Mascara, fond de teint, rouge à lèvre, ombre à paupières, parfum, masquede beauté, manucure (ça messieurs, ça vaut la peine!), crèmes, crèmes etre-crèmes, pour la face, les mains, les bras, les pieds, discussion à propos dela perception que la femme a d'elle-même et des autres femmes, lecture demagasines de filles, table ronde de réponses aux questions des magasines defilles, etc. La totale.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana, sans-serif;"&gt;À un moment de la soirée, on jase entre filles et on arrive (sansfaire exprès) à La-discussion-à-propos-des-artistes. Ceux qui côtoie de près oude loin des artistes savent à quel point La-discussion-à-propos-des-artistesest une entité bien concrète. Il faut l'écrire de même, c'est un peu gossant,mais c'est ça (je ne l'écrirai pas une troisième fois en trois phrases, maisvous pouvez la rajouter dans votre tête). C'est un genre de variation sur unmême thème, super intéressante la première fois, dont on apprend à se méfier aufil du temps et qu'on finit par redouter comme une mouffette avec la queue dansles airs. Eh bien, CONTRE TOUTE ATTENTE, celle-là été non seulement fortrafraîchissante, mais également&amp;nbsp;: instructive. Noooooon? Ben oui. TRÈS.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana, sans-serif;"&gt;Ceux qui me connaissent savent combien je me méfie des «&amp;nbsp;artistes&amp;nbsp;»(entre guillemets, mieux vaut le contenir ce mot-là, sinon il pourrait selâcher lousse et me scrapper mon texte). Je me méfie des «&amp;nbsp;artistes&amp;nbsp;»comme on se méfie d'un bonhomme louche qui déambule dans un parc avec lesjambes nues comme s'il faisait chaud et un manteau long comme s'il faisaitfroid. Pour le dire simplement, il n'est peut-être pas condamné d'avance, maisil n'a pas vraiment de marge de manoeuvre. À l'instar de mon vieux pervers, lesgens qui s'autoproclament «&amp;nbsp;artistes&amp;nbsp;» on souvent tendance à nousdéballer des choses qu'on n'a pas nécessairement envie de voir, ou le caséchéant, d'entendre.&amp;nbsp;Les Artiiischstes ont une fâcheuse tendance aupétagedebroutisme, au namedroppingisme et à une couple d'autres néologismestellement laittes que j'ai même pas envie de les inventer.&amp;nbsp;LesArtiiischtes&amp;nbsp;prononcent leur titre comme si ça les élevait au dessus duvidangeur, du cuisinier, du serveur et même (sacrilège!), de l'ingénieur (nepas confondre avec les gningnégnieurs qui eux, sont les artiiiichstes de leurprofession).&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana, sans-serif;"&gt;Affublé d'un chapeau de Fraisinette et d'une brassière rouge à100$, complètement inconscient de mon léger préjugé, le fêté — lui-mêmemusicien — nous parle de sa vision de l'artiste. Son discours tient à peu dechose&amp;nbsp;:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana, sans-serif;"&gt;«&amp;nbsp;Artiste, c'est juste une catégorie de monde. Un vidangeur,c'est une personne qui ramasse les vidanges. Un artiste, c'est une personne quifait de l'art. Plusieurs artistes se prennent trop au sérieux, mais il y adifférents types d'artistes, avec différents tempéraments... comme il y aplusieurs types de vidangeurs, d'infirmières ou de serveurs.&amp;nbsp;»&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana, sans-serif;"&gt;Pouf. Fuiiiiiiiiiiiiiiiiiii. Ça, c'était le son de ma balloune quipète et qui se dégonfle. Une bonne chose. Il a raison le fêté. Artiste, c'estjuste un mot. Certains se le sont approprié pour en faire quelque chose qui neme plait pas et sont devenus les principaux représentant de la race, ou dumoins, les plus voyants. Je peux prendre le mot et faire ce que je veux avec.Artiste, c'est une personne qui fait de l'art. Je suis une personne qui fait del'art. J'ai passé les quinze dernières années de ma vie à jouer de la musique,composer, écrire, créer. Pendant 15 ans, je me suis donné, j'ai choisi de medonner le maximum de temps pour faire ça, en vivant d'ultra-simplicitéultra-volontaire et de pauvreté pas nécessairement nécessaire, en me faisantdonner des meubles, de la vaisselle, du linge, des lifts par mes généreux amis(merci groupe), en jouant dans le métro, en refusant la majorité des compromis.Pourquoi? Pour&amp;nbsp;consacrer ma vie à créer. Parce que je l'ai dans le sang.Parce que ça m'appelle pour vrai.&amp;nbsp;Le blues du business man (arche!), ça nem'arrivera jamais, même pas inquiet. Je suis à l'abris de ça pour toujours.Garanti. 100% bluesdubusinessman-proof.&amp;nbsp;Je deviendrais serveur, banquierou rédacteur publicitaire et je serais pas moins artiste. Une personne qui faitde l'art.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana, sans-serif;"&gt;Mais mes découvertes de la soirée ne s'arrêtent pas là! Ma grandeculpabilité au sujet d'être un artiste vient, ou plutôt venait, du fait qu'onne produit pas quelque chose d'essentiel. Le travail de l'artiste est superflu.Je disais dans mon&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://francoisroy.blogspot.com/2012/02/au-moins-autant-de-vies-quun-chat.html"&gt;dernierbillet&lt;/a&gt;&amp;nbsp;que c'est la vie qui compte avant tout et qu'il faut bâtir lechâteau à l'endroit. Il y a des gens qui meurent de faim, partout, même dans laruelle à côté de chez nous. Il y a des malades, de la tristesse, de la guerre, [noteà moi-même&amp;nbsp;: insérer ici la liste exhaustive des calamités terrestres],etc. Laissez les vidanges de la ville s'accumuler pendant 6 mois et, aprèsavoir pilé sur un rat crevé gros comme un ours, prenez une grande bouffée d'airpour voir qui, de l'artiste ou du vidangeur, fait le travail le plus important.Voilà ce que je pensais.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana, sans-serif;"&gt;Hier, j'ai raconté ça à une infirmière. Une vraie infirmière là,pas un gars avec un faux&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;suit&lt;/i&gt;,une perruque et un masque de co-combre. Dans son infinie bonté, elle m'araconté le bien que les créateurs lui procurent après une journée de travail.Elle a même dit qu'elle ne pourrait pas faire son travail si les artistesn'existaient pas.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana, sans-serif;"&gt;Re-pouf. Re-fuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii. Faut bâtir le château àl'endroit, d'accord. Mais tout le monde n'a pas le même rôle dans laconstruction du château. Tout le monde doit participer, mais tout le monde doitfaire ce qu'il a à faire. Mon rôle à moi, c'est peut-être de jouer de lamusique et d'écrire des textes poignants le temps que d'autres ont les mainsdans le sang et dans le caca... pauvre gars! Et si je m'y attarde pour y penser,je les imagine s'acquitter vaillamment de leur tâche pendant que je fais du chichi et une petite crise existentielle tranquille aulieu de m'occuper de ce que j'ai à faire. Si j'étais à leur place, ça fait longtempsque je serais en beau fusil en train de crier&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Tu vois ben qu'on ales mains dans marde! Ça nous fait plaisir de s'occuper de d'ça, mais chantemaudit&amp;nbsp;: chaaaaaaante!&amp;nbsp;»... et, ma colère dissipée, j'ajouteraisd'une voix plus tranquille&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;i&gt;By the way&lt;/i&gt;, tu peux écrireaussi, l'un n'empêche pas l'autre, je te rappelle qu'on a les mains dans marde.&amp;nbsp;»&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana, sans-serif;"&gt;Comme le gars qui rentre à la job à onze et quart une journée oùil y a de l'&lt;i&gt;overtime&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;àfaire, je terminerai cette brillante réflexion avec ceci. Merci pour votre patience toutle monde, je pense que je vais me mettre à l'ouvrage.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: .0001pt; margin: 0cm;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana, sans-serif;"&gt;L'artiste.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;img height="232" src="http://voyadan.files.wordpress.com/2010/03/conversation_art.jpg?w=590&amp;amp;h=428" width="320" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Verdana, sans-serif;"&gt;[La fameuse conversation à propos de l'art...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Verdana, sans-serif;"&gt;Illustration :&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://daroillustration.com/portfolio/" style="font-family: Verdana, sans-serif;"&gt;Daro&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Verdana, sans-serif;"&gt;Ça date pas d'hier.&lt;br /&gt;La ressemblance avec moi est "purement fortuite" (hum)]&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-5697274476024984676?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/5697274476024984676/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2012/02/jaurais-voulu-etre-un.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/5697274476024984676'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/5697274476024984676'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2012/02/jaurais-voulu-etre-un.html' title='j&apos;aurais voulu être, un artiiiiiiiiiiichste'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-4597848211502976210</id><published>2012-02-02T11:25:00.000-05:00</published><updated>2012-02-09T13:35:14.583-05:00</updated><title type='text'>au moins autant de vies qu'un chat</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;Croyez-vous à la réincarnation? "Question de marde", diront ceux qui ne sont pas déjà retournés sur facebook en lisant le mot. "Question de la plus haute importance", diront quelques ésotériques. Il paraîtrait que la physique quantique est rendue à penser le monde en multivers: des milliards d'univers parallèles au nôtre avec des copies de chacun de nous qui évoluent de leur bord (wooooooah)... rendu là, c'est difficile de débattre de la question de la réincarnation. Honnêtement, c'est même pas exactement de ça dont je veux vous parler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réincarnation qui m'intéresse aujourd'hui n'est pas celle qui intervient après notre vie, mais celle qui survient pendant notre existence. Vous savez? La mue des serpents, les chenilles, les papillons... mais chez l'humain. Et je ne parle pas ici d'&lt;i&gt;extreme make over &lt;/i&gt;(qui n'est que votre vieille personnalité enduite d'une sérieuse couche de vernis), mais bien d'une transformation profonde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis mort plusieurs fois depuis ma naissance. Au primaire quand un gars quatre ans plus vieux que moi et au moins autant de fois plus gros m'a tabassé pour me piquer trois (3!!) crayons. Au secondaire quand mes parents se sont séparés juste comme je projetais faire une crise d'adolescence en règle. En déménageant, en perdant des amis, en abandonnant des projets qui me tenais à coeur,&amp;nbsp;à ma première petite peine d'amour, à ma première grande peine d'amour, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis mort plusieurs de fois, mais je suis surtout mort, mais là vraiment mort il y a deux ans, quand toutes les lumières importantes de ma console de vie se sont éteintes les unes après les autres. Mon coeur s'est arrêté de battre en &lt;a href="http://francoisroy.blogspot.com/2010/05/les-tuiles-saccumulent.html"&gt;direct sur ce blog&lt;/a&gt; le dimanche 30 mai 2010. J'étais mort. Puis. Tranquillement. Je suis revenu vers le monde des vivants. On peut suivre tout mon déclin, mais également mon retour à la vie sur &lt;i&gt;Plume de plomb&lt;/i&gt;. Sans trop me voir aller, mes textes sont passés du lourd au léger... et même la page (grise) a changé de couleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi je raconte tout ça? Comme d'habitude, j'arriverai au point, suivez-moi encore un peu. On se relève de toutes les morts pour commencer de nouvelles vies (réincarnation, quand tu nous tiens). Mais on ne recommence pas toujours des vies meilleures (crap!). Des fois elles sont seulement semblables et d'autres fois carrément pire (boooouuuh!). Ça dépend de ce qu'on en fait, un peu. Ça dépend de la chance aussi. L'avantage d'une bonne vieille mort sur tous les plans, c'est qu'on repart à peu près à neuf.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce moment, je me sens neuf. Neuf comme les fois où on se dit "si je pouvais recommencer ma vie au début avec tout mon bagage, maudit que j'en profiterais!". C'est un incroyablement bon feeling, mais ça me dépasse. Et je crois qu'une découverte qui me dépasse n'appartient pas qu'à moi, il faut que je la partage.&amp;nbsp;[Sans compter que j'adore essayer de mettre en mots l'inexplicable, fermez le crochet-&amp;gt;].&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pense aux gens qui ont touché le&amp;nbsp;fond du puits sans fond. Quand on est rendu là, la voix des autres est loin, on n'espère plus d'aide, on ne sait même plus que ça existe. Ça existe!&amp;nbsp;Je pense aux gens qui ont l'impression de ne pas se réaliser pleinement, de se taper toujours la tête sur le même mur ou d'écouter en boucle une chanson qu'ils détestent. On en sort! Je pense aux gens atteint de l'instinct de l'antilope blessée qui cache sa blessure&amp;nbsp;aux lions pour ne pas se faire bouffer... il y a tellement moins de lions qu'on pense! C'est vrai que le monde ne tourne pas rond, mais il y a toujours (fiou) quelques mains tendues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au secondaire, ils faisaient venir des gens pour parler de suicide et de dépression. La majorité d'entre nous écoutait sans trop comprendre. On était curieux parce que c'était une vedette ou juste parce que la personne était fine et intéressée par les jeunes. Ça nous sortait de la tête quelques jours après parce qu'on allait bien, et c'est tant mieux! Mais aujourd'hui, avec le recul, je pense à ceux qui songeaient réellement au suicide et je suis reconnaissant envers ceux qui sont passés nous rencontrer. Aujourd'hui, je trouve ça bien dommage qu'on n'ait pas quelqu'un pour venir nous jaser de dépression et de suicide dans notre vie d'adulte...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi je raconte tout ça? Pour partager mon impression d'avoir au moins autant de vies qu'un chat. Parce que celle qui commence sera belle. Pour nous/me rappeler que pour se réincarner dans cette vie-ci, il faut se cramponner à elle, même quand elle fout le camp en laissant derrière tout ce qui comptait pour nous.&amp;nbsp;Pour apprendre à ne plus autant me cramponner au reste.&amp;nbsp;Même la job de rêve,&amp;nbsp;même les amis, même l'amour... ce n'est rien si la vie n'y est pas. Faut bâtir le château à l'endroit.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-4597848211502976210?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/4597848211502976210/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2012/02/au-moins-autant-de-vies-quun-chat.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/4597848211502976210'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/4597848211502976210'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2012/02/au-moins-autant-de-vies-quun-chat.html' title='au moins autant de vies qu&apos;un chat'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-1756108096022551360</id><published>2012-01-17T00:49:00.000-05:00</published><updated>2012-01-17T23:43:21.315-05:00</updated><title type='text'>quand une question à 100$ en attire une autre: de la réciprocité du sentiment amoureux</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;Dans mon dernier texte, je posais la question à 100$ suivante:&amp;nbsp;« Comment un dépendant affectif arrive un jour à distinguer sa dépendance de l’amour véritable? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le sujet vous intéresse, les commentaires à &lt;a href="http://francoisroy.blogspot.com/2012/01/question-100-sur-lamour-et-la.html"&gt;ce billet&lt;/a&gt; amènent tous des éléments de réponse. Pour les paresseux, tout le monde s'entend à peu près sur le fait qu'une personne doit d'abord être en mesure d'être bien seule pour faire la distinction et aimer un jour véritablement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela dit, dans l'engouement général, plusieurs lecteurs ont également énoncé leur vision de l'amour. Ce qui m'amène à une seconde réflexion à propos de la réciprocité du sentiment amoureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a déjà longtemps, j'affirmais que l'amour est un sentiment à sens unique. C'est à dire qu'on ne doit pas aimer quelqu'un dans l'espoir d'être aimé en retour. Il faut aimer, point. Quand deux personnes s'aiment de cet amour désintéressé, alors la relation devient possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un blues post-rupture en 2010, l'une des mes connaissances, d'une quinzaine d'années mon aînée, est venue brouiller les cartes avec une théorie voulant que le sentiment amoureux ne soit pas seulement une &lt;i&gt;switch on/off&lt;/i&gt;. "Dans un couple, faisait-elle remarquer sans le moindre égard pour mes illusions, le niveau d'affection que les deux partenaires éprouvent l'un pour l'autre n'est pas toujours le même. Et généralement, l'écart ne fluctue que très peu au fil de la relation. Ainsi, si l'un des deux aime plus, il aimera toujours plus. Du début à la fin, dans les meilleurs comme dans les pires moments."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais sceptique, mais mes expériences personnelles ne me permettaient pas démentir sa théorie... J'avais l'impression d'avoir aimé plus, aimé moins et, même (wow!), aimé autant. Évolution ou régression de ma part? J'en étais arrivé à la conclusion qu'il vaut mieux vérifier cette disparité avant de s'engager sérieusement. Pour avoir été dans le rôle de celui qui aime plus (ou qui a l'impression de), ça fait trop mal quand ça finit.&amp;nbsp;Résultat: je n'ai plus le "je t'aime" facile et ma dernière relation en a pâti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En repensant à tout ça, j'ai envie d'en revenir à mon point de départ. Simple et naïf. Il faut aimer, point, sans chercher à savoir si l'autre vous aime autant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Profitant de votre génie collectif, en voici donc une autre à 100$, pas plus aisée que la première et&amp;nbsp;à développement&amp;nbsp;(On ne se refuse rien):&lt;br /&gt;"Qu'avez à dire à propos de la réciprocité du sentiment amoureux? Ça se mesure? C'est important?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En vous remerciant encore pour vos précieux commentaires à propos du dernier billet: &lt;i&gt;Chew on this&lt;/i&gt;!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-1756108096022551360?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/1756108096022551360/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2012/01/quand-une-question-100-en-attire-une.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/1756108096022551360'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/1756108096022551360'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2012/01/quand-une-question-100-en-attire-une.html' title='quand une question à 100$ en attire une autre: de la réciprocité du sentiment amoureux'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-3551065302937962081</id><published>2012-01-11T08:45:00.004-05:00</published><updated>2012-02-09T23:03:59.985-05:00</updated><title type='text'>question à 100$ sur l'amour et la dépendance affective</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Plusieurs filles s’imaginent à tort qu’une soirée de garsn’est pas propice à la discussion profonde, qu’on ne parle que de sport, de culet de choses bien viriles tout en perdant notre temps à des jeux de garçons...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Récemment, j’avais rendez-vous avec mes deux boys pour tenter d’éliminer TeamUSA au tournoi international de hockey sur X-box en prenant une bière (à cestade-ci, vous pouvez sourire, mais pas rire tout de suite)… Après les salutationsd’usage composées de fermes poignées de mains, de bines sur l’épaule et dediverses taquineries ne portant ni sur les chars, ni sur la longueur de notrepénis, je lâche la question. De même, sans préambule, out of the blue&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;«&amp;nbsp;Comment un dépendant affectif arrive un jour àdistinguer sa dépendance de l’amour véritable?&amp;nbsp;Par quel processus finit-ilpar savoir qu’il apprécie réellement une personne pour elle-même et quen’importe qui d’autre ne ferait pas l’affaire? »&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Bonjour. Je m’appelle F. Je suis dépendant. Pas énormément,un peu. Et justement, je travaille tranquillement à me guérir de ce genre depetits bobos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après m’avoir gratifié d’un «&amp;nbsp;TAPETTE!&amp;nbsp;» bien senti, l’un d’une voixde Plume Latraverse, l’autre avec celle de Pierre Falardeau, les gars prennentle temps de réfléchir sérieusement à ma question. J’entends l’engrenage de leurcerveau se mettre leeeeen-te-ment en marche. En rechignant quand même un peu: «&amp;nbsp;Come on, on vient à peine d’enlever nos coats!&amp;nbsp;» Le code dedéontologie des soirées de NHL exige normalement deux-trois bières avant unequestion du genre, mais ils sont bons joueurs. Ça pense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Tous les deux s’entendent pour dire qu’elle n’est pas facilecelle là.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;- C’est-tu vraiment important de faireune différence entre de la dépendance et de la vraie affection? De s’enquérirle plus «&amp;nbsp;philosophe&amp;nbsp;» de mes acolytes… J’veux dire, je suis ben plus dépendant quetoi... Si j’ai envie d’aller vers une fille, j’y vais. Et quand ça marche plus, jesais qu’elle n’a qu’un petit mot à dire pour que ça recommence. Et si ça nerecommence pas avec elle, ça recommencera avec une autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est de ceux qui croient qu’on ne change jamais vraiment et qu’en fin decompte, sur le long fil de notre vie, mettre beaucoup d’efforts pour avancerd’un minuscule pas de limace gluant avec une coulée de bave en arrière, c’estun peu idiot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’arrive à le comprendre, mais au point où j’en suis, j’ai envie, j’ai besoind’avancer. Même d’un pas de limace. Gluant. Avec une coulée de bave en arrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Mon deuxième comparse est plutôt du genre sensible. Ilressent la détresse chez les autres et cherche à l’apaiser. Il mijote donc saréponse. On soupe. On jase de choses et d’autres et on se retrouve finalementdevant la console de jeu, manettes en main, lorsqu’il propose sa théorie del’amour (ce n’est pas vraiment une réponse à ma question, mais ce n’est passans lien et je salue l’effort)&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;- Moi je pense qu’il y a deux moments où tu t’aperçois quetu tombes amoureux. Un&amp;nbsp;: quand tu te retrouves collé contre l’autre et quetu n’as plus envie de rien d’autre. Deux&amp;nbsp;: quand tu as envie de toutpartager avec cette personne sans te rassasier. Tu as envie de faire un paquetd’activité et tu voudrais toujours qu’elle soit là, tu veux lui raconter tajournée, tu penses à elle quand elle n’est pas là, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ça l’amour? Les manifestations del’amour?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nombre de gars peuvent être collés sur une fille (jolie et nue de préférence)et n’avoir envie de rien d’autre. Certains sans être amoureux. D’autres enétant clairement dépendants. Voilà pour un.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le besoin de voir toujours quelqu’un, la pulsion de penser toujours à elle, l’enviede tout vouloir faire ensemble et le fait de n’être jamais rassasié ne peuventils pas être autant de manifestations de dépendance? Voilà pour deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon but n’est pas de démolir la théorie de mon ami. Je l’ai dit, je salue l’effort et peut-être a-t-ilraison, je ne sais plus.&amp;nbsp;Mais, chose certaine, ce ne sont pas des moyens infaillibles pour un dépendant affectif de distinguer sa dépendance d’une affection véritable. On n’a, hélas, toujours pas réponduà ma question à 100$.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;Je la repose donc, je vous lance le défi sans vraiment avoir l’intension depayer&amp;nbsp;pour la réponse autrement que parmon infinie gratitude (ce qui n’est déjà pas si mal)&amp;nbsp;:&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;«&amp;nbsp;Comment un dépendant affectif arrive un jour à distinguer sa dépendancede l’amour véritable?&amp;nbsp;Par quel processus finit-il par savoir qu’ilapprécie réellement une personne pour elle-même et que n’importe qui d’autre neferait pas l’affaire? »&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-3551065302937962081?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/3551065302937962081/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2012/01/question-100-sur-lamour-et-la.html#comment-form' title='17 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/3551065302937962081'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/3551065302937962081'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2012/01/question-100-sur-lamour-et-la.html' title='question à 100$ sur l&apos;amour et la dépendance affective'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>17</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-2654922069343057775</id><published>2012-01-05T13:12:00.003-05:00</published><updated>2012-01-05T13:15:11.942-05:00</updated><title type='text'>Chase and Patrol, se faire jaser de plume de plomb dans un bar à 1h du matin et résolution 2012</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;Le titre est confu, le sujet est dissipé, ce billet est construit à l'inverse de ce que l'on nous enseigne. Mais comme j'ai confiance en vos capacités de lecteurs et en mon talent pour piloter un texte et le mener à bon port, on va y arriver. "Vas-y les amis, prends la main d'un autre ami, on part."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelques jours, j'allais entendre un ami DJ du duo&amp;nbsp;&lt;a href="http://fr-fr.facebook.com/ChaseandPatrol?sk=app_178091127385"&gt;Chase and Patrol&lt;/a&gt;&amp;nbsp;dans un bar...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je commence donc par là: une petite pub.&amp;nbsp;Elle vaut ce qu'elle vaut parce que je ne connais pas vraiment le genre techno et je ne fais pas non plus la différence entre du tech-house et du deep-house, MAIS j'ai bien aimé Chase and Patrol! Pour avoir tâté le pouls électro au Piknic et à l'Igloofest, j'oserais affirmer que les beats de Chase and Patrol sont empreints d'une subtilité et d'une profondeur pas piquées des vers, en plus d'accorder de l'espace aux lignes mélodiques. Qualités notoires pour une musique en loops. J'adore danser en ayant l'impression de voyager sur la séquence. M'immerger peu à peu dans les différentes "couches" du beat pour finalement me rendre compte que le DJ est en train de changer l'eau de la mer alors même que je nage dedans. C'est assez malade quand c'est bien fait. Vous n'avez rien compris? Vous irez entendre Chase and Patrol!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais dans un bar donc, en train de naviguer tranquillou, et deux de mes amies qui ne se connaissent que très peu m'ont parlé de ce blog. L'une des deux savait même précisément de quand datait le dernier texte et les deux m'invitaient à publier plus souvent. Ça m'a fait un petit velours (évidement), mais le point n'est pas (seulement) là. Je dis souvent qu'il faut faire des projets créatifs pour soi, pas pour les autres. Mais en poussant cette logique à son extrémité, j'oublie des fois qu'il y a des lecteurs au bout... c'est idiot puisque c'est pour cette raison que je diffuse. Alors je prends l'engagement solennel (rien de moins) de publier plus souvent en 2012. Objectif deux fois par mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux lectrices de plume de plomb dans un bar à 1h du matin: Merci! Ne vous retenez pas de faire des commentaires. Ça donne envie d'écrire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À tous: Oubliez pas d'aller jeter une oreille &lt;a href="http://fr-fr.facebook.com/ChaseandPatrol?sk=app_178091127385"&gt;Chase and Patrol&lt;/a&gt;. Live surtout!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-2654922069343057775?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/2654922069343057775/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2012/01/chase-and-patrol-se-faire-jaser-de.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/2654922069343057775'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/2654922069343057775'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2012/01/chase-and-patrol-se-faire-jaser-de.html' title='Chase and Patrol, se faire jaser de plume de plomb dans un bar à 1h du matin et résolution 2012'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-4281642632225283</id><published>2011-11-25T01:02:00.001-05:00</published><updated>2012-01-12T12:38:54.411-05:00</updated><title type='text'>le temps que les autres boivent</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 200%;"&gt;C’était l’une de ces soirées où lesgens du bureau oublient pour un moment qu’ils sont collègues et deviennent soudainementchaleureux, drôles et bruyants. De ces soirées où les gens ennuyeux rentrenttôt ou s’effacent pour que l’ambiance s’installe. De ces soirées floues etsensuelles qui accélèrent puis ralentissent dans la musique et les bribes deconversation, dans la pénombre et dans le bruit. De ces soirées qui éclatent enmille petites bulles d’intimité pour laisser à la fin un danseur solitaire,quelques couples improbables, des cadavres endormis, trois irréductibles farceursautour d’une bouteille et le comptable cherchant inutilement son manteau dansla pile alors qu’il s’est enfui vers le balcon arrière sur les épaules d’une joliefumeuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l’heure, les gens mangeaient, surtout Julien qui voulait retarder le pluspossible le moment où il ne pourrait plus s’arrêter de boire. Il entendaitencore l’écho des flûtes de faux champagne servi à l’apéro. Malade d’envie, ilregardait pour une deuxième et une troisième fois les autres remplir de vinleur coupe déjà vide. Il osait à peine regarder la sienne, plus attirante danssa robe vermeille que les plus belles des convives. Et quand par malheur, il luijetait un coup d’œil, il lui semblait pouvoir humer à distance son parfum. Dèslors, ses papilles oubliaient le magret de canard et réclamaient à boire. MaisJulien savait très bien que ses fantasmes délectables tenaient du délire. Ilsavait qu’il oublierait la fameuse coupe dès qu’elle effleurerait ses lèvres.Dès qu’elle effleurerait ses lèvres, il attendrait la suivante. Avalant le précieuxnectar sans plus de plaisir que s’il le jetait au fond de l’évier. Cette seulepensée raffermissait sa volonté, légèrement, un peu, à peine. Manger. N’importequoi pour ne pas boire. Manger. De la volaille, du riz, des pruneaux, de la salade etune goutte… une goutte de vin. Aigre.&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 200%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 200%;"&gt;À mesure qu’il ne buvait pas, Julienassistait à la transformation de ses collègues. Daphné, qui en était à sa sixièmecoupe ─il comptait─, se penchait de plus en plus souvent vers lui, serapprochant à tel point qu’il aurait pu boire dans son verre. Michel criait surtous les toits, serait bientôt papa, était déjà fier de son enfant prodigue etexhalait malgré tout une profonde nostalgie du célibat. Simon et Annie parlaientà voix basse, secrets comme s’ils complotaient la chute de quelque empire.Posté au bout du comptoir, Louis le mélomane jouait au D.J., alternait les vieuxtubes et les nouveautés en pianotant sur son portable. Les autres riaient d’uneblague douteuse concernant l’absence de la trop douce Caroline. Par-dessus letumulte, Julien entendait la trotteuse de l’horloge tout près du frigo setraîner bruyamment les pieds, effectuer péniblement chaque tour de piste. Le temps,constatait-il, passe infiniment plus vite en millilitres qu’en secondes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette réflexion microscopique résonna en Julien comme un coup de gong. Déclicfamilier. Celui qui, ce soir, légitimerait sa soif. Pourquoi attendre? À unegorgée, je n’écouterai plus l’heure. À un seul verre, je rattraperai la fête. Àune bouteille, je rejoindrai Daphné. À deux, nous chevaucherons la nuit. Etquelques gouttes plus tard, l’aube nous bordera dans le même lit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 200%;"&gt;Dans la lumière crue du matin, des marteaux dans la tête, Julien se réveilla seul au fond de sa baignoire, à soixante-dix ans.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-4281642632225283?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/4281642632225283/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2011/11/le-temps-que-les-autres-boivent.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/4281642632225283'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/4281642632225283'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2011/11/le-temps-que-les-autres-boivent.html' title='le temps que les autres boivent'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-6962791806884407464</id><published>2011-11-07T08:28:00.002-05:00</published><updated>2011-11-25T01:04:17.184-05:00</updated><title type='text'>apprenti haïkiste</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;voir l'automne&lt;br /&gt;au bout d'un bâton&lt;br /&gt;sans couleur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;la plume revient vers l'encrier&lt;br /&gt;où étais-tu?&lt;br /&gt;c'est une longue histoire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;devant l'étui d'un violoniste&lt;br /&gt;le métro passe&lt;br /&gt;sans jeter un sous&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;un rayon de lune&lt;br /&gt;sur ton côté du lit&lt;br /&gt;brille par ton absence&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;sur la galerie&lt;br /&gt;molosse furieux&lt;br /&gt;le journal se réfugie chez le voisin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;quelques pincées de sel&lt;br /&gt;sur un chemisier blanc&lt;br /&gt;après la marée rouge&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;sur la tombe de ma mère&lt;br /&gt;on pleure un ange pendu&lt;br /&gt;avec son auréole&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;crayon effilé comme une dague&lt;br /&gt;je souffle sur sa pointe&lt;br /&gt;comme sur un revolver&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;sous un parasol&lt;br /&gt;une jolie fille en maillot&lt;br /&gt;je profite du soleil&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;l'ittinérant vide ses poches&lt;br /&gt;au comptoir d'un café&lt;br /&gt;sans pouvoir emplir son ventre&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-6962791806884407464?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/6962791806884407464/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2011/11/apprenti-haikiste.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/6962791806884407464'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/6962791806884407464'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2011/11/apprenti-haikiste.html' title='apprenti haïkiste'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-8773602923946679010</id><published>2011-09-28T08:44:00.008-04:00</published><updated>2011-09-28T09:02:01.156-04:00</updated><title type='text'>les échecs et Monsieur Lipowski</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;Je rentre de l’école, les mains dans les poches, fixant le trottoir… rêvant à elle. Au loin, Monsieur Lipowski m’interpelle de son balcon, me force à lever les yeux vers la rue, vers les arbres et le soleil de septembre. Quand il me trouve empêtré dans mes songes, mon vieux voisin me convie chez lui pour une partie d’échecs.&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;Drôle de bonhomme, M. Lipowski. Bon caractère, toujours bien droit malgré son âge et son penchant pour la vodka, il prétend être Polonais, mais il parle sans accent, et ça lui a pris comme ça, il y a un mois, de m’inviter alors que je ne l’avais jamais remarqué auparavant. Je suis jeune, c’est vrai, mais 15 ans, ça vous laisse quand même le temps de connaître les gens du quartier. On nous apprend à nous méfier des inconnus, celui-là est inoffensif. Quand j’ai le vague à l’âme, M. Lipowski me réconforte en quelques mots. Autrement, il me laisse parler d’elle et je le laisse gagner aux échecs, entente tacite.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;Sur la table à café, déjà presque placé, le jeu nous attend probablement depuis le milieu de l’après-midi. Avant même que je ne m’assoie, mon voisin me demande ce qu’il advient de Catherine. Arrivée en août, belle comme tout, Catherine est la nouvelle de l’école et la raison de tous mes transports. Comme je lui ai déjà confié toute l’histoire, le vieux Polonais désire surtout savoir si j’ai suivi ses conseils. Tout fier, je lui annonce que j’ai finalement osé aborder la jeune fille et qu’elle m’a promis que l’on se reverrait très bientôt. M. Lipowski me gratifie d’un joyeux sourire. En affectant un air naturel, il dispose les derniers pions sur la planche et me demande : « Mon fils et sa fille viennent me rendre visite ce soir, aimerais-tu souper avec Catherine Gagnon-Lipowski? Elle me parle de toi depuis votre premier cours ensemble. »&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;[La consigne était la suivante, rédiger un texte de moins de 330 mots incluant les 10 mots suivants dans l'ordre qui vous plait: âme, autrement, caractère, chez, confier, histoire, naturel, penchant, songe, transports.]&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-8773602923946679010?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/8773602923946679010/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2011/09/les-echecs-et-monsieur-lipowski.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/8773602923946679010'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/8773602923946679010'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2011/09/les-echecs-et-monsieur-lipowski.html' title='les échecs et Monsieur Lipowski'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-7477877803915908262</id><published>2011-08-17T08:26:00.015-04:00</published><updated>2011-08-17T09:43:24.944-04:00</updated><title type='text'>jachères</title><content type='html'>&lt;div&gt;Pour une saison&lt;/div&gt;Délaisser l'écriture&lt;div&gt;Et s'occuper un peu&lt;/div&gt;&lt;div&gt;De vivre&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;Le champs en friche&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Un repos bien mérité&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pour des années&lt;br /&gt;De haricots noirs&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'ai été dur avec mes mots&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Avec mon coeur&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et mes labours profonds&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Comme les tunnels d'une mine&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ça fait du bien&lt;/div&gt;&lt;div&gt;De se tenir debout&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Au grand vent&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La tête vide&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'ai joué à l'épouvantail&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Tout l'été&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'ai chassé des corbeaux&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et j'ai chassé des ombres&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Septembre arrive&lt;/div&gt;&lt;div&gt;C'est le temps des semailles&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le champs est fertile maintenant&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et l'encrier, plein de lumière&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-7477877803915908262?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/7477877803915908262/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2011/08/jacheres.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/7477877803915908262'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/7477877803915908262'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2011/08/jacheres.html' title='jachères'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-6668501088262364488</id><published>2011-05-05T09:38:00.012-04:00</published><updated>2011-05-06T07:27:11.316-04:00</updated><title type='text'>si Chaplin le dit...</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 51, 51); line-height: 16px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;Après avoir eu l'intention de partager ce texte sur Facebook, j'ai choisi de le mettre ici.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;Pour le garder&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: verdana; "&gt; à portée de main, pour les fois où j'oublie,&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: verdana; "&gt; c'est le genre d'écrit empreint de vérité qui me rappelle ce que j'essaie de faire de ma vie.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 51, 51); line-height: 16px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 51, 51); line-height: 16px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;Je savais que Charlie Chaplin était philosophe... mais je ne savais pas à quel point. Chapeau!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;[Si vous préférez: &lt;a href="http://ehteeve.blogspot.com/2011/04/when-i-started-loving-myself-charlie.html"&gt;la version anglaise&lt;/a&gt;]*&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: arial; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 51, 51); line-height: 16px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: arial; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 51, 51); line-height: 16px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia, serif; font-size: 16px; color: rgb(0, 0, 0); line-height: normal; "&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 51, 51); line-height: 16px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;"&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 51, 51); line-height: 16px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai compris qu’en toutes circonstances, j’étais à la bonne place, au bon moment. Et alors, j’ai pu me relaxer. Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Estime de soi.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 51, 51); line-height: 16px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 51, 51); line-height: 16px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions. Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Authenticité.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 51, 51); line-height: 16px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 51, 51); line-height: 16px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;Le jour où je me suis aimé pour vrai, J’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle. Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Maturité.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 51, 51); line-height: 16px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 51, 51); line-height: 16px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment… Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… le Respect.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 51, 51); line-height: 16px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 51, 51); line-height: 16px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire, personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie. Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme. Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… l’Amour propre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 51, 51); line-height: 16px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 51, 51); line-height: 16px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé d’avoir peur du temps libre et j’ai arrêté de faire de grands plans, j’ai abandonné les méga-projets du futur. Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime quand cela me plait et à mon rythme. Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Simplicité.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 51, 51); line-height: 16px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 51, 51); line-height: 16px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé de chercher à avoir toujours raison, et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé. Aujourd’hui, j’ai découvert … l’Humilité.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 51, 51); line-height: 16px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 51, 51); line-height: 16px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir. Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe. Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois. Et cela s’appelle… la Plénitude.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 51, 51); line-height: 16px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 51, 51); line-height: 16px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;Le jour où je me suis aimé pour vrai, j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir. Mais si je la mets au service de mon coeur, elle devient une alliée très précieuse ! Tout ceci, c’est… le Savoir vivre. Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter. Du chaos naissent les étoile&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;."&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;- Charlie Chaplin&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;*Erratum?: en partageant ce texte je croyais qu'on le devait à Chaplin mais d'autres sources portent à croire qu'il aurait plutôt été écrit par &lt;a href="http://www.amazon.com/When-I-Loved-Myself-Enough/dp/0312271247"&gt;Kim et Allison Mc Millen&lt;/a&gt;. Chapeau quand même évidement!!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-6668501088262364488?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/6668501088262364488/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2011/05/si-chaplin-le-dit.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/6668501088262364488'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/6668501088262364488'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2011/05/si-chaplin-le-dit.html' title='si Chaplin le dit...'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-5677459780830683144</id><published>2011-04-29T00:10:00.004-04:00</published><updated>2011-04-29T00:19:56.523-04:00</updated><title type='text'>silence [radio]</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;Parfois, les heures passent comme des mois. Aujourd'hui, j'ai vieilli d'un an à attendre de ses nouvelles. Une journée entière à faire semblant de dompter ma dépendance, à vérifier dix fois mes courriels entre quelques notes de musique, à marcher sous la pluie en se demandant l'opinion qu'elle aurait de mes bottes de caoutchouc, à acheter ce qu'il faut pour le repas où elle viendra, à relire sur mon tableau noir cette résolution intenable et douloureuse: "apprendre à attendre".&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;S'occuper sans y croire en s'interrogeant en boucle sur les raisons de son silence, le coeur sur l'enclume, meurtri par trop de questions. Peur de mal faire, si elle est triste. Peur d'être seul, si elle s'en fout. Peur de la perdre, si elle est fâchée. Peur de se perdre, à force de vivre dans l'infime espace qui reste quand tous les autres ont pris la place dont ils ont besoin. Découragé de revendiquer pour ne rien obtenir, à coup de pétards mouillés et de dynamite à la mèche trop courte.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Dans cet état, il faut s'en remettre à plus grand que soi. À ceux qui nous comprennent sans même le savoir et qui nous sauvent, trois minutes à la fois ; les paroles et la musique des autres sont une bénédiction. Ces temps-ci, c'est Lenka qui chante pour moi:&lt;/div&gt;&lt;div&gt;"I'm just a little bit caught in the middle&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Life is a maze and love is a riddle&lt;/div&gt;&lt;div&gt;I don't know where to go, I can't do it alone I've tried&lt;/div&gt;&lt;div&gt;And I don't know why..."&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Du coup, je suis de nouveau apte à supporter la solitude, je souris même. Et quand on arrête de l'attendre, le téléphone sonne. Et quand on arrête de l'attendre, c'est elle. On ne se comprend pas toujours, mais elle ne s'en fout pas, et elle s'ennuie, elle aussi.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Note à moi-même: prochaine fois, commencer par la toune.&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-5677459780830683144?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/5677459780830683144/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2011/04/silence-radio.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/5677459780830683144'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/5677459780830683144'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2011/04/silence-radio.html' title='silence [radio]'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-7829917412697436162</id><published>2011-04-23T07:44:00.006-04:00</published><updated>2011-04-23T08:23:39.800-04:00</updated><title type='text'>matin d'audition</title><content type='html'>Se réveiller tôt. Avoir le trac, le bon, celui qui élève.&lt;div&gt;Rien de plus.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Quand on a la chance d'avoir une fille étendue à côté, lui embrasser le dos et parler à voix basse... jusqu'à ce que le sommeil la reprenne.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Puis, rester seul les yeux ouverts. Faire le vide pour que le calme s'installe. Regarder la chambre, regarder dehors... avoir tout le temps. Mon corps connait ma lenteur, c'est pour ça qu'il me réveille à cette heure.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le calme installé, je peux commencer mes petits rituels. Prendre une douche, m'habiller confortablement, me nourrir, écrire et chanter un peu.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Écouter ma musique, ça fait longtemps.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mon coloc se lève, il jouera le piano. Mon bassiste s'en vient, un ami aussi. C'est une chance d'aller passer une audition accompagné par des amis. Première fois.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;On change... je change. Ce matin, j'ai hâte bien plus que j'ai peur. Et le verdict m'importe peu.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Voici la première chanson que je ferai entendre aux juges dans moins d'une heure...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;"On voudrait tellement&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Arriver vite, arriver loin&lt;/div&gt;&lt;div&gt;On regarde les autres&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ceux qui savent courir, ceux qui ne craignent rien&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Y a-t-il un moteur?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Un raccourci, un simple moyen?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pour oublier ses peurs&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Faire taire ses questions, parvenir à ses fins?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;On voudrais des ailes&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Des ailes...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mais le bonheur arrive à pied&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Délaisser de guerre lasse&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le champs de bataille, le bouclier&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les années d'angoisses&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Rendre les armes, les oublier&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Plus besoin d'elles&lt;/div&gt;&lt;div&gt;D'elles...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Quand le bonheur arrive à pied"&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-7829917412697436162?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/7829917412697436162/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2011/04/matin-daudition.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/7829917412697436162'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/7829917412697436162'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2011/04/matin-daudition.html' title='matin d&apos;audition'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-7702011673781959907</id><published>2011-04-15T03:12:00.009-04:00</published><updated>2011-04-15T08:39:20.690-04:00</updated><title type='text'>au delà de la devinette</title><content type='html'>&lt;div&gt;Ça ne se mange pas. Ça n'est pas joli. C'est rouge, tirant sur le brun. Et mou.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ça tient dans une main. Ça vient sans emballage. Et pour la majorité des gens, c'est inutile à recevoir.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Tout petit, j'aurais dit: tu parles d'un cadeau!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mais au delà de la devinette, au moment même où ce cadeau est offert, une famille est en deuil...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mon père a un nouveau rein. D'un donneur décédé.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je ne sais pas qui remercier. Je ne sais pas comment. L'équilibre fragile entre les évènements nous interdit de dire "c'est la vie qui suit son cours", sans vraiment y penser...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Alors j'envoie ma gratitude sincère et mes condoléances à l'univers. Qu'elles retombent en pluie douce ou en rayons de soleil. Et qu'il en sorte quelque chose de beau.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-7702011673781959907?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/7702011673781959907/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2011/04/au-dela-de-la-devinette.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/7702011673781959907'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/7702011673781959907'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2011/04/au-dela-de-la-devinette.html' title='au delà de la devinette'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-5284769220786061150</id><published>2011-04-08T13:59:00.024-04:00</published><updated>2012-01-16T13:08:17.781-05:00</updated><title type='text'>mode d'emploi d'un humain [1 de 7 000 000 000]</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;À ceux qui se sont déjà dit: "ça serait donc pratique d'avoir le mode d'emploi des humains!".&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;En voici au moins un, le seul que je pouvais faire&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: 16px;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana;"&gt;&lt;/span&gt;---&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana;"&gt;FR2011&lt;span class="apple-converted-space"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana;"&gt;MODE D’EMPLOI&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;0&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 11pt;"&gt;. Note à l’acquéreur&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Félicitations, vous venez de choisir de passer une partie de votre temps en compagnie du François Roy 2011 (FR2011), un humain d’excellente qualité qui, bien utilisé, vous procurera des heures de plaisirs!&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Ce manuel vous indiquera certaines spécificités de cet être complexe ainsi que des méthodes pour identifier et régler certains problèmes techniques de manière à profiter au maximum de votre FR2011.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;1&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 11pt;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 11pt;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 11pt;"&gt;La communication et l’échange&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Votre FR2011 est doté d’une très appréciable capacité d’écoute. Vous pouvez presque toujours vous fier sur lui pour partager vos moments difficiles ou exaltants, vos petites joies ou petits tracas, ou simplement une longue journée au boulot.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Par contre, le FR2011 requiert lui-même une bonne dose d’écoute. Il vous parlera spontanément mais, lorsque vous vous sentez réceptif, invitez-le à s’exprimer!&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;À moins qu’il vous le demande, notez qu’il n’est pas nécessaire de répondre à ses états d’âmes par des conseils. Des mots de validation de ses sentiments tels que « ayoye, c’est donc ben cool! », « heille, j’te comprends !», « tu devais être déçu/satisfait/etc. », « content pour toi! », « niiiiiiiiice! » et autres commentaires du genre seront encore mieux reçus.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;2&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 11pt;"&gt;. Les antennes hypersensibles&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Les antennes hypersensibles de votre FR2011 détecteront généralement les subtiles variations émotives de son interlocuteur. Par contre, le FR2011 n’est pas programmé pour les décoder.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Il essaiera alors de sonder la nature de cette fluctuation par différents moyens tels que des questions (« Ça va-tu? », « Comment-tu te sens? », « Qu’est-ce qui se passe? »), des regards (regard interrogateur ou un regard complice qui tente de traduire l’émotion de l’interlocuteur) ou des gestes (tourner la tête en votre direction, vous prendre la main, etc.)… cela dans le but d’atteindre la communication et l’échange décrits précédemment. Nous vous encourageons donc à vous confier le plus authentiquement possible à votre FR2011.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;b style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;  &lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;3&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 11pt;"&gt;.&lt;span class="apple-converted-space"&gt; &lt;/span&gt;&lt;b&gt;Mauvais fonctionnement et solutions&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Voici en ordre croissant de gravité, les principaux problèmes que vous risquez de rencontrer avec votre FR2011, les causes et les manières de les contrer.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small; margin-left: 71.4pt; text-indent: -36pt;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;3.1&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&lt;span style="color: black; font-size: 7pt;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Le flot incessant de parole&lt;span class="apple-converted-space"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;(mais ça parle donc ben c’t’affaire là!)&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small; margin-left: 70.8pt;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Symptômes : votre FR2011 vous sature d’un flot incessant de parole. Dans un contrariant et stupéfiant exemple de mouvement perpétuel, sa yeule semble vouloir se faire aller jusqu’à ce que mort s’en suive (la mort de qui, ça reste encore à déterminer).&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small; margin-left: 70.8pt;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Cause : il se peut qu’il soit simplement trop emballé par ce qu’il raconte (auquel cas, ce n’est pas vraiment grave) ou encore qu’il tente à tout prix d’entrer en mode « communication et échange ». Il est alors préférable d’agir tôt que tard.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small; margin-left: 70.8pt;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Solutions :&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small; margin-left: 88.8pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;1-&lt;/span&gt;&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&lt;span style="color: black; font-size: 7pt;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Faire cesser brusquement le flot incessant de parole en arrêtant carrément de répondre ou en manifestant votre exaspération de manière agressive. (Ex:  « Ta yeule, gros esti de cave!»)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small; margin-left: 88.8pt;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Bien que très efficace, cette solution déclenchera presque automatiquement la « mise en déroute » de votre FR2011 (point 3.3). À éviter puisque la résolution du problème en entraîne un pire encore.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small; margin-left: 88.8pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;2-&lt;/span&gt;&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&lt;span style="color: black; font-size: 7pt;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Discrètement couper court à la conversation en changeant subtilement de sujet ou en feignant d’écouter.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small; margin-left: 88.8pt;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Le FR2011 est souvent berné par cette tactique. Cependant elle peut faire basculer votre FR2011 en mode hyper-sollicitation (point 3.2), ce qui décuplera votre exaspération au lieu de la réduire. La possibilité de déclencher une « mise en déroute » immédiate ou rétroactive n’est pas écartée.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small; margin-left: 90pt; text-indent: -18.6pt;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;3- La meilleure solution est encore de prendre une pause ─ en l’interrompant doucement ou en posant un doigt sur ses lèvres si votre degré d’intimité vous le permet ─&lt;span class="apple-converted-space"&gt; &lt;/span&gt;et de prévenir délicatement votre FR2011 de votre saturation.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small; margin-left: 90pt;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;À supposer que le sujet vous intéresse, vous pouvez proposer de reprendre la discussion plus tard. Vous pouvez également tenter par quelques questions de détecter les causes de ce flot incessant de parole afin de rétablir le mode communication.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;b style="font-size: small;"&gt;&lt;span lang="EN-CA" style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;  &lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small; margin-left: 71.4pt; text-indent: -36pt;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="EN-CA" style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;3.2&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&lt;span lang="EN-CA" style="color: black; font-size: 7pt;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="EN-CA" style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;L’hyper-sollicitation &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span lang="EN-CA" style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;(&lt;i style="mso-bidi-font-style: normal;"&gt;he’s all over the place!&lt;/i&gt;)&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-CA" style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small; margin-left: 70.8pt;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Symptômes : Votre FR2011 vous suit partout dans la maison, il veut toujours vous faire face même si vous tentez de vaquer à vos occupations, il provoque des contacts physiques plus frénétiques que chaleureux, il parle sans trêve, il parle trop fort… les symptômes d’hyper-sollicitation peuvent être aussi variés qu’irritants.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small; margin-left: 70.8pt;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Cause : L’hyper-sollicitation FR2011 est généralement déclenchée soit par un manque d’attention ou par un dérèglement des antennes hypersensibles et du mécanisme de questions sous-jacent. Il y a de fortes possibilités que votre FR2011 ait détecté un changement d’émotion (probablement négatif) de votre part mais qu’il « freak » (tout bonnement) au lieu d’entrer en mode communication.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small; margin-left: 70.8pt;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Solutions :&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small; margin-left: 88.8pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;1-&lt;/span&gt;&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&lt;span style="color: black; font-size: 7pt;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Faire cesser brusquement le mode hyper-sollicitation en manifestant votre exaspération de manière agressive. (Ex: Une bonne vieille claque dans face ponctuée d'un « C'est tout ce que tu mérites, gros esti de cave! »). &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Verdana; font-size: 13px;"&gt;Cette solution ne fonctionne pas toujours et déclenchera à coup sûr une « mise en déroute ». Pire encore, en cas d’échec, elle peut provoquer l’une des rarissimes et vraies colères du FR2011 (et ÇA, les gens qui y ont survécu pour en parler vous le diront, n’est pas&lt;span class="apple-converted-space"&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;must&lt;/i&gt;&lt;span class="apple-converted-space"&gt; &lt;/span&gt;sur la liste des choses à voir dans votre vie).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small; margin-left: 90pt; text-indent: -19.2pt;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;2- La meilleure solution est de faire remarquer au FR2011 son état d’hyper-sollicitation pour désamorcer le problème. Ensuite, tâchez de sonder vos propres sentiments. Le FR2011 aimerait souvent adopter un comportement « adéquat » face à cette émotion (probablement négative) qu’il détecte et ne parvient pas à définir, vous êtes la personne la mieux qualifiée pour lui donner des directives. Dans le meilleur des cas, vous pouvez également voir du côté de votre François Roy 2011 comment il se sent lui-même… il aura probablement des choses à vous dire.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small; margin-left: 72pt;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Mise en garde&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;: Tenter de faire cesser subtilement le mode hyper-sollicitation en esquivant les différents symptômes n’est pas réellement une solution! À ce stade-là, le FR2011 ne comprendra généralement pas le message et superposera moult et moult symptômes jusqu’à ce que vous n’en puissiez plus. Ultimement, vous serez donc toujours contraint à l’une des deux solutions proposées ci-haut (on vous ré-encourage à commencer par la meilleure!).&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;b style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;  &lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small; margin-left: 35.4pt;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;3.3&lt;span class="apple-converted-space"&gt; &lt;/span&gt;La mise en déroute ou syndrome de la « niche à chien »&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small; margin-left: 70.65pt;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Symptômes : Votre FR2011 est distant, mélancolique, il a le regard vague, les yeux tristes, il parle beaucoup moins qu’à l’habitude, il boude ou il s’efface… bref, vous avez la paix!&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small; margin-left: 70.65pt;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Félicitations, vous avez provoqué (du moins, c’est ce qu’il dira) une mise en déroute volontaire ou accidentelle du FR2011!&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small; margin-left: 70.65pt;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Cause : La niche à chien est le dernier recours du François Roy 2011 face à un problème non résolu. Quand il a l’impression d’avoir essayé de communiquer sans succès (et à l’occasion, ce n’est qu’une impression), le FR2011 bat en retraite. Sa nature habituellement si conciliante et joviale fait alors place à un braquage sévère et une attitude sournoise de victime.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small; margin-left: 70.65pt;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Un FR2011 sain peut être seul dans son coin ou légèrement en retrait et être très heureux (ce qu’il conviendrait d’appeler le mode &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Verdana; font-size: 13px;"&gt;« &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Verdana; font-size: 13px;"&gt;plante verte&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Verdana; font-size: 13px;"&gt; »&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Verdana; font-size: 13px;"&gt;). Son tempérament tranquille et solitaire peut rendre la détection d’une mise en déroute très ardue pour les non-initiés. Il lui sera alors facile de feindre un état normal tout en continuant de ruminer plus à son aise et de maudire le fait que personne ne vient à sa rencontre pour vérifier ce qui ne va pas.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small; margin-left: 70.65pt;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Solutions :&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small; margin-left: 88.65pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;1-&lt;/span&gt;&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&lt;span style="color: black; font-size: 7pt;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Ignorer la mise en déroute. Tant que vous l'ignorerez, le FR2011 restera généralement à distance ou s’éloignera de plus en plus. Il reviendra vers vous seulement s’il juge que vous en valez la peine et fera rarement tout le chemin. Cette solution doit être utilisée en toute connaissance de cause.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small; margin-left: 88.65pt; text-indent: -18pt;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;2-&lt;/span&gt;&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&lt;span style="color: black; font-size: 7pt;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Aller au devant du FR2011. Comme un chien dans sa niche à chien, le FR2011 en déroute rêve de vous voir revenir. Il a été échaudé et ne s’est pas senti respecté mais il vous aime bien au fond. Si vous parvenez à mettre temporairement de côté vos propres inconforts et frustrations pour tendre la main au FR2011, il sera plus qu’heureux de reprendre le dialogue.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small; margin-left: 72pt;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Note historique&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;: La fonction « mise en déroute » existe depuis le tout premier modèle, le FR1976, et tous ses proches finissent par en faire l’expérience. Le terme « niche à chien » quant à lui, est une trouvaille de l’ethnologue Geneviève Morissette qui par son fougueux caractère a pu provoquer et documenter un nombre impressionnant de mise en déroute du FR à travers les âges tout en réussissant à tout coup à faire ressortir le FR de sa niche à chien.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;b style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;  &lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;4&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 11pt;"&gt;. Entretient et conseils pratiques&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Avant de terminer, voici la section fourre-tout, où on met ce qu’on n’a pas réussi à mettre ailleurs mais qu'il est quand même important à savoir sur votre FR2011.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small; margin-left: 35.4pt;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;4.1 Celui qui le dit pas…&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small; margin-left: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Le FR2011 n’aime pas les reproches. Il croit que l’on devrait dire ce qui nous tient à cœur plutôt que de se laisser deviner. Mais le FR2011 reconnaîtra qu’il oublie lui-même sa devise et qu’il est bon de la lui rappeler : « Celui qui le dit pas, c’est lui le cave! ».&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small; margin-left: 35.4pt;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;4.2 Vos désir sont des ordres?&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small; margin-left: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Étant donné sa nature conciliante, le FR2011 acceptera instinctivement plusieurs arrangements, parfois au détriment de son bonheur. Pour éviter les « niches à chien », il est recommandé de le consulter souvent, surtout lors d’un changement de plan, car il aime la stabilité et la prévisibilité. Il est bon de lui redire que vos désirs sont des désirs et non pas des ordres.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small; text-indent: 35.4pt;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;4.3&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Mise à jour automatique&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small; margin-left: 35.4pt;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;En quête de constante amélioration, le FR2011 est programmé pour se mettre lui-même à jour, modifiant certains de ses mécanismes. Il vous fournira sur demande une nouvelle version du mode d’emploi s’il juge que celui-ci est obsolète. Nous vous invitons également à lui transmettre votre propre mode d’instruction pour faciliter encore d’avantage vos interactions.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;5&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 11pt;"&gt;. Le mot de la fin&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: black; font-family: Verdana; font-size: 10pt;"&gt;Vous connaissez maintenant les mécanismes importants de votre FR2011, vous n’avez plus qu’à découvrir ses bons côtés et à bénéficier de ses nombreuses qualités!&lt;/span&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-5284769220786061150?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/5284769220786061150/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2011/04/mode-demploi-dun-humain17-000-000-000.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/5284769220786061150'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/5284769220786061150'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2011/04/mode-demploi-dun-humain17-000-000-000.html' title='mode d&apos;emploi d&apos;un humain [1 de 7 000 000 000]'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-3527416430413323159</id><published>2011-03-20T07:28:00.014-04:00</published><updated>2011-03-20T12:53:43.772-04:00</updated><title type='text'>la première femme que j'ai aimée</title><content type='html'>Il m'a fallu attendre, ou plutôt atteindre 34 ans avant d'aimer une femme pour la première fois.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Avant, je préférais les filles.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ô, bien sûr, il y a ma mère que j'aime et que j'admire. Il y a ma mère, quelques enseignantes et quelques mentors, mais ce n'est pas la même chose. Il y a Francine Laramée qui, en secondaire 5, a transformé une matière ennuyeuse au possible en une chose fascinante et remis en place plusieurs morceaux d'un casse-tête jusqu'alors insoluble: la langue, ma langue, le français. Il y a Luce Beaudet, professeure à l'université de Montréal, un génie de la pédagogie, un être hors du commun, qui mériterait plusieurs prix qui n'existent probablement même pas mais que des centaines d'étudiants lui auront décernés, avec le coeur, au fil des ans ; ce qui, au bout du compte, est au moins aussi valable. Il y a Marie-Claire Séguin, LA Marie-Claire Séguin, qui exige et qui donne une présence tous les instants, qui force l'incarnation et qui ouvre l'âme en la faisant chanter. Il y a Céline Tremblay, ma rédactrice en chef, intelligente sur tous les fronts, capable, professionnelle et directe, sans perdre son humanité. Il y a celles là et quelques autres... mais ce n'est pas la même chose.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En amour, jusqu'ici, je préférais les filles. J'appréciais chez mes blondes et mes amantes leur candeur, leur fraîcheur, leur potentiel infini (mais indéfini), leur utopisme, leur volonté et leur capacité de vivre au jour le jour. Je recherchais, je chérissais et je nourrissais leurs traits propres à la jeunesse, parfois au détriment de notre maturité commune et sans m'apercevoir qu'au fil du temps, je devenais mûr pour autre chose. J'ai connu des femmes, mais je ne les ai jamais vraiment aimées dans leur plénitude d'adulte.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Depuis quelques semaines, j'en fréquente une. Une vraie belle femme dans sa plénitude d'adulte. Mature, brillante, sexy, audacieuse sans être étourdie, avec du vécu et du "encore à vivre", avec des épreuves sérieuses (et surmontées!) à son actif, qui se connait et s'apprécie assez pour se suffire et pour profiter de la présence de quelqu'un à la fois. Une qui me plait avec des boucles d'oreilles et une tenue de madame autant que dans un look de sportive ou un costume d'Halloween (bon, à choisir, je la préfère encore toute nue, on vieillit, mais &lt;i&gt;boys will be boys&lt;/i&gt;).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Récemment, elle me demandait:&lt;/div&gt;&lt;div&gt;- À partir de quand tu considères que tu as une blonde?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;- Je sais pas trop: maintenant?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;- Ça tombe bien parce que je commence à dire "chum" au lieu de "fréquentation" à l'occasion.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;- En fait, je dirais que le concept chum-blonde est en lien direct avec mon envie de ne pas aller voir ailleurs... et j'ai pas envie d'aller voir ailleurs.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pas plus compliqué que ça. Sourires de part et d'autre.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ensuite, j'ai fait une pseudo-déclaration d'amour qui, sans être la pire de l'histoire des déclarations d'amour, était assez piètre. Mais bon, je crois que le message s'est frayé un chemin. Je suis rendu un peu plus prudent avec les mots (Hein? Toi!? Prudent avec les mots!? Baha!). Il y a des moments où ils sont tellement imprécis. Les sentiments sont de nature complexe et changeante. Le temps de dire "il est 11h54 et 32 secondes", l'aiguille a déjà fait un pas sur le cadran.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Bref, j'en suis encore à redéfinir ma perception de l'amour, trop tôt encore pour les belles déclarations mais si j'en avais une toute prête aujourd'hui, je la dédierais à la première femme que j'ai aimée.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-3527416430413323159?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/3527416430413323159/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2011/03/la-premiere-femme-que-jai-aimee.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/3527416430413323159'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/3527416430413323159'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2011/03/la-premiere-femme-que-jai-aimee.html' title='la première femme que j&apos;ai aimée'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-7815405497091972396</id><published>2011-03-11T09:15:00.019-05:00</published><updated>2011-04-08T14:11:07.051-04:00</updated><title type='text'>une décapitation sanglante ; une solution aux coups à la tête</title><content type='html'>Les prémices:&lt;div&gt;- Je suis devenu un vrai fan de hockey assez récemment (quelques années, pas plus). Ce que je vais dire ici, les faits comme les hypothèses, ne sera peut-être pas nouveau pour plusieurs. Je m'en excuse à l'avance mais j'espère quand même que ça vaudra la lecture.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;- Mardi cette semaine, 8 mars 2011, le grand Zdeno Chara (6'9'') a servi à Max Pacioretty une mise en échec qui a amené la tête du hockeyeur à venir frapper l'endroit où commence la baie vitrée après le banc des joueurs. Bilan? D'un côté, vertèbre fracturée au milieu de la colonne vertébrale, commotion cérébrale sévère et chance inouïe de pouvoir encore bouger; pour ce qui est du hockey, on verra. De l'autre côté, 5 minutes de pénalité et inconduite de partie.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;- Il paraît que le débat des coups à la tête fait rage depuis que ce sport existe (je dirais même que ça remonte à l'âge de pierre et des massues, mais comme je suis néophyte...). Et l'on se demande encore: comment en venir à bout?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les prémices sont faites... et les solutions (de marde) sont nombreuses.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La ligue pourrait légiférer d'elle-même. Les joueurs (via un truc appelé l'association des joueurs) pourraient se mobiliser. Les partisans pourraient refuser d'aller aux matchs. Les commanditaires pourraient se retirer en bloc.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Est-ce que quelqu'un y croit? Levez la main! [Boule de foin roulant dans le sable du désert...] Je vais prendre ça pour un non.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Sérieusement, j'ai crû que le gars était mort! Je n'ai pas eu le coeur à écouter la fin du match. Et l'on se demande encore comment en venir à bout?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'en suis à croire qu'une solution réelle et efficace soit qu'un joueur soit tué sur la glace, le plus rapidement possible, dans un exemple saisissant pour l'imaginaire collectif.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La situation idéale impliquerait deux superstars dans une mise en échec vicieuse, mais de routine, de celles qu'on voit à chaque match. Il y aurait aussi beaucoup de sang. Et un décès sans équivoque.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Si la tête de Pacioretty avait été arrachée pour retomber sur les joueurs aux banc des Bruins.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Si seul le corps de Pacioretty avait glissé devant le banc du CH.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Si Zdeno Chara, les joueurs, les coachs, les arbitres, la foule et les téléspectateurs avaient dû fixer un corps secoué de spasmes se vider de son sang, devenir de plus en plus flasque, puis raide...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Si les médecins des deux équipes avaient dû baisser dignement leurs épaules de professionnels pour bien nous faire comprendre, tous, qu'il n'y avait plus rien d'autre à faire que d'arrêter le match.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Là.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Là, on aurait vu les choses autrement. L'intention de l'agresseur, les sanctions qui s'imposent, les limites réelles de notre goût pour le jeu robuste... quel est le poids de tout ça quand il y a mort d'homme?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En vérité, même plus nécessaire de remplacer le méconnu "Max Pac" par Sidney Crosby, ni d'avoir une décapitation, tant qu'il y ait décès, flagrant et en direct.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je n'en suis pas réellement à souhaiter que la situation se présente, mais plus j'y pense, plus je crains cette fin inéluctable. Quelqu'un a une meilleure idée? Viable?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-7815405497091972396?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/7815405497091972396/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2011/03/une-decapitation-sanglante-une-solution.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/7815405497091972396'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/7815405497091972396'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2011/03/une-decapitation-sanglante-une-solution.html' title='une décapitation sanglante ; une solution aux coups à la tête'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-9187957368191958883</id><published>2011-03-07T05:59:00.008-05:00</published><updated>2011-03-07T08:55:12.892-05:00</updated><title type='text'>de l'essence et de la blessure, dialogue</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; font-family: arial, sans-serif; font-size: 13px; "&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; "&gt;Mon &lt;a href="http://francoisroy.blogspot.com/2011/03/dici-se-quon-se-rencontre.html"&gt;dernier billet&lt;/a&gt; a été inspiré d'une phrase d'une personne sage en qui j'ai confiance et qui affirme que:&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 20px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: normal; "&gt;«&lt;/span&gt;On se séduit dans notre essence mais on se rencontre dans notre blessure&lt;/span&gt;».&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 20px; "&gt;&lt;/span&gt;Suite à ce billet, j'ai reçu un message d'une autre personne sage en qui j'ai confiance qui (à première vue du moins) vient contredire et nuancer non seulement mes propos, mais l'affirmation elle-même...&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; "&gt;Je vous laisse le texte complet avant d'en reparler plus bas:&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; "&gt;« Premièrement, je ne crois pas « l’essence des personnes ». Selon cette terminologie, chaque personne aurait un ensemble de caractéristiques relativement stables, innées ou acquises, l’histoire ne le dit pas. Mon expérience me montre que les humains sont plus changeants que cela. Je ne nie pas que certains traits de caractère puissent avoir une base biologique. Je suis aussi assez convaincu que la socialisation de la petite enfance laisse des marques profondes. Mais, à mon avis, rien n’est totalement immuable, ce que laisse croire le mot essence.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; "&gt; &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; "&gt;Deuxièmement, l’affirmation que tu commentes laisse croire que l’« essence » de chaque humain est fondamentalement positive. Bien que je puisse admettre que l’on séduise d’abord en présentant les caractéristiques les plus agréables de notre personne, je ne pense pas que les humains soient agréables par essence. Mon expérience me laisse croire que tous les êtres humains sont passablement ambivalents. Ils sont capables du pire et du meilleur.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; "&gt; &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; "&gt;Troisièmement, se rencontre-t-on dans notre blessure? Il est indéniable que tout humain a sa part de blessures. La découverte de la blessure de l’autre est effectivement un moment clef de la rencontre.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; "&gt; &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; "&gt;Quatrièmement, j’articulerais assez différemment, le lien entre blessures et côtés plaisants de notre personnalité à mon avis la séduction table effectivement sur nos réels aspects plaisants, mais elle repose aussi en partie sur une illusion, parfois sur un mensonge. La séduction camoufle consciemment, ou inconsciemment, la part d’ombre qui nous habite. Ombre qui découle directement de notre blessure. Je pense donc que toute séduction repose à la fois sur nos aspects positifs et sur notre blessure, telle qu’elle se présente, déformée par nos mécanismes de défense, qu’ils soient conscients ou inconscients.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; "&gt; &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; "&gt;Cinquièmement, avec le temps, chacun de nous voit à travers le miroir déformant de l’autre. La blessure apparaît. On peut alors adopter deux attitudes, construire une relation qui ait pour base le renforcement des mécanismes de défense, pas très intéressant. Ou, plus stimulant, source de ce que je nommerais le véritable amour. Apprendre à aimer l’autre avec ses blessures. Lorsque cela se passe, les mécanismes de défense ne sont plus aussi nécessaires dans le cadre de la relation. On peut alors briller de nos seuls traits positifs, sans dépenser une précieuse énergie de surenchère visant à camoufler les blessures. Je crois que c’est la source de la longévité d’une relation. Cela ne signifie pas que les blessures de l’autre, ou les nôtres, ne nous font pas souffrir à l’occasion, mais il y moins de véhémence dans la confrontation et plus de support mutuel pour la surmonter.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; "&gt; &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; line-height: 19.2pt; "&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; color: black; "&gt;Food for thoughts&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; color: black; "&gt;... &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: normal; "&gt;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; line-height: 19.2pt; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: normal; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; line-height: 19.2pt; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: normal; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 25px; "&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; color: black; "&gt;Il y a matière à réflexion, c'est le moins qu'on puisse dire!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; line-height: 19.2pt; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: normal; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 25px; "&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; color: black; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; line-height: 19.2pt; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: normal; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 25px; "&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; color: black; "&gt;Les humains sont capables du meilleurs comme du pire, ils ne sont pas agréables par essence et l'essence, par définition, est une chose immuable alors que les hommes, eux, sont changeants... j'achète (MAIS!!).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; line-height: 19.2pt; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: normal; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 25px; "&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; color: black; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; line-height: 19.2pt; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: normal; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 25px; "&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; color: black; "&gt;J'achète mais, utiliser une définition plus souple de l'essence, choisir de rechercher chez les gens leur fond positif et leurs côtés brillants, accorder une plus grande part à ces facettes, n'est-ce pas déjà leur donner meilleure une chance de surmonter leurs blessures? N'est-ce pas une manière d'orienter les gens vers le meilleur plutôt que le pire (puisqu'ils sont capables des deux)? N'est-ce pas justement leur offrir plus de latitude et de "muabilité"? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; line-height: 19.2pt; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: normal; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 25px; "&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; color: black; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; line-height: 19.2pt; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: normal; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 25px; "&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; color: black; "&gt;Je crois que l'affirmation initiale ne nie pas la part d'illusion ou de mensonge que peut induire la blessure dans la séduction, je crois qu'elle la fait délibérément passer en second plan. Je ne crois pas qu'elle soit candide ou naïve au point de sous-entendre que "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil"... je crois plutôt qu'elle est un rappel que "tout le monde a du beau et tout le monde a du gentil"!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; line-height: 19.2pt; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: normal; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 25px; "&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; color: black; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; line-height: 19.2pt; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: normal; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="line-height: 25px; "&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; color: black; "&gt;Et c'est pourquoi je crois qu'au final, mes deux sages se rejoindraient probablement aux quatrièmement et cinquièmement du deuxième texte. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;À mon avis, ils diffèrent surtout dans leur degré scepticisme.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; line-height: 19.2pt; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; line-height: 19.2pt; "&gt;J'aime bien l'idée de donner aux gens le bénéfice du doute, d'agrémenter l'objectivité et le réalisme d'une part de rêve et d'espoir, de chercher à se délester de la méfiance pour faire place à autre chose... "tricher" vers le positif (ou simplement mettre l'emphase là-dessus) pour infléchir la balance du monde dans ce sens là.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; line-height: 19.2pt; "&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; line-height: 19.2pt; "&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; color: black; "&gt;Food for thoughts&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size: 10pt; color: black; "&gt;... &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-9187957368191958883?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/9187957368191958883/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2011/03/de-lessence-et-de-la-blessure-dialogue.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/9187957368191958883'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/9187957368191958883'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2011/03/de-lessence-et-de-la-blessure-dialogue.html' title='de l&apos;essence et de la blessure, dialogue'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-964092130907393916</id><published>2011-03-02T07:06:00.011-05:00</published><updated>2011-03-02T17:00:57.520-05:00</updated><title type='text'>d'ici à se qu'on se rencontre...</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="border-collapse: collapse; font-family: arial, sans-serif; font-size: 13px; "&gt;&lt;div&gt;Hier matin, presque de manière anodine, une personne plus âgée et plus sage m'a dit à propos du couple:&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;"On se séduit dans notre essence mais on se rencontre dans notre blessure."&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Des phrases de même, dans ma tête, tu sèmes une graine le matin, t'as une plante en pot à 10h15 et une jungle amazonienne après le dîner.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;b&gt;On se séduit dans notre essence.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Aux premiers instants d'une relation, on aurait accès à la nature profonde de quelqu'un? Repensant aux qualités qui, dès le début, me charmaient chez les femmes importantes de ma vie, je confirme avec un sourire. Ces traits charmants ne s'estompent pas avec le temps. Au pire, on les perd de vue pour les retrouver intacts quand chacun repart avec son bagage.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ces traits charmants ne s'estompent pas avec le temps, et ça me laisse fort à espérer pour quelqu'un à qui j'ai envie de dire, en gros, j'aime ton essence. (J'aurai quand même pris la peine de le lui dire autrement...)&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;On se séduit dans notre essence? Est-ce à dire que l'on ne séduit que d'une seule manière et que tout le monde, toujours, nous perçoit de la même manière et tel qu'on est réellement? C'est quoi, moi, mon essence? &lt;i&gt;Food for thoughts&lt;/i&gt;...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je serais plutôt porté à croire qu'on a tous des facettes dominantes et secondaires et que chaque rencontre peut nous faire briller légèrement différemment. On est des diamants. On est des sapins de Noël.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;b&gt;On se rencontre dans notre blessure.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;On se séduit jusqu'à ce qu'on se rencontre. Et on se rencontre dans notre blessure. Aux premiers &lt;i&gt;clashs&lt;/i&gt;, que l'on s'irrite seulement l'épiderme ou qu'on lacère profondément dans la chair, on est alors réellement en présence de quelqu'un, avec des failles et des zones sensibles. Pour le dire autrement, on commence par jouer au docteur pour se rendre finalement compte qu'on touche vraiment au bobo de l'autre. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;C'est quoi, moi, ma blessure? Quelle est la blessure de l'autre? Est-ce qu'au fil des rencontres, au fil d'essences différentes, je retrouve toujours la même blessure? &lt;i&gt;Food for thoughts&lt;/i&gt;...&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Nos blessures s'épousent souvent aussi bien que s'agencent nos lumières. Triste constat à première vue parce que ça nous incite à stagner. Le trou d'inconfort qu'on connait est souvent plus facile à choisir que la pente drue qui permet de grandir.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Paradoxalement, nos blessures s'épousent bien mais elles se dévoilent l'une à l'autre en nous offrant au moins le choix de prendre la pente drue pour sortir du trou, en ayant même un compagnon de voyage.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En regardant tout ça, je me dis que j'ai avancé un peu, mais peu. J'ai hâte au voyage...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Et d'ici à ce qu'on se rencontre vraiment, je continue de me concentrer sur l'essence :)&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-964092130907393916?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/964092130907393916/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2011/03/dici-se-quon-se-rencontre.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/964092130907393916'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/964092130907393916'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2011/03/dici-se-quon-se-rencontre.html' title='d&apos;ici à se qu&apos;on se rencontre...'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-7326004414309178221</id><published>2011-02-08T12:02:00.026-05:00</published><updated>2012-01-11T08:59:27.843-05:00</updated><title type='text'>sans trop se vanter</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;Ce gars-là, il écrit comme tu respires: un peu, toujours, sur une base régulière, parce que ça lui rend l'existence plus agréable.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'ai envie de parler un peu de mon amour de l'écriture, du talent et du don... les nuances, ici comme dans la vie en général, sont d'une importance capitale.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Sans m'égarer, je dois commencer par parler de cours de guitare.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'enseigne la guitare depuis maintenant 15 ans et j'entends chaque année des gens me dire des phrases comme: "J'aimerais donc ça jouer mais j'ai aucun talent". [Bruit de &lt;i&gt;buzzer&lt;/i&gt; de type "mauvaise réponse"] HHIIIIIIN! (Ça s'écrit comme ça, j'ai vérifié)&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Plus rarement, j'entends: "j'aimerais être bon mais je n'ai pas envie de mettre le temps nécessaire pour apprendre". GLING! (ici, vous aurez reconnu le bruit de &lt;i&gt;buzzer &lt;/i&gt;de type "bonne réponse")&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pour moi l'amour d'une chose, c'est le point de départ du talent, ou à tout le moins ce qui permet de le développer. Le don, c'est une autre histoire. Petite confidence (qui est presque de notoriété publique): j'aime la guitare mais j'avais peu de talent... maintenant j'ai du talent mais je n'aurai jamais le don.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;b&gt;Mon amour de l'écriture&lt;/b&gt;. Non mais, c'est pas formidable ce médium là?!! En enlignant des caractères auxquels on a donné un sens on peut partager une pensée, des histoires, des émotions ou n'importe quoi dont on ait envie!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Chaque fois que je lis un auteur décédé, il est en train de me parler d'outre-tombe. &lt;i&gt;Creepy&lt;/i&gt;? Pantoute: époustouflant!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;On peut transmettre aussi bien notre bagage que celui de quelqu'un d'autre. Paraît que tel scientifique a dit "ci", que Boudha a dit "ça" et que Steve (prononcez Stive) fait dire "que".&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;On peut énoncer des faits, des mensonges ou des demi-vérités, comme ça nous chante. Entre vous et moi, allez donc savoir si Boudha a vraiment dit "ça" et si Steve fait vraiment dire "que".&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Malade!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En plus, on peut jouer dans la tête du monde. UN ZÈBRE RAYÉ DANS LE MAUVAIS SENS AVEC UNE QUEUE EN TIRE-BOUCHON. Haha! Je t'ai eu, ça existe même pas! Mais tu l'as vu pareil!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En plus plus (je sais, ça se dit pas... mais ça se dit, puisque je viens de l'écrire), on peut créer mille images pour mille lecteurs à partir des mêmes mots. Si j'écris: "Pense à une photo de ton père", on verra tous une image différente, à moins qu'on soit frère/soeur et qu'on pense à la même photo ou que des pères jumeaux aient pris une photo identique.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Yé!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L'écriture, franchement, c'est trop hot! L'amour que je porte à l'écriture est bien plus grand que ÇA. Je pense que si je pouvais coucher avec l'écriture ou lui ériger une statue, je le ferais! Mais bon, faut passer à autre chose... snif.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;b&gt;Le talent. &lt;/b&gt;J'ai déjà bien entamé le sujet avec mon histoire de cours de guitare.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Mon point principal est le suivant: la majorité des gens ont au moins un peu de talent dans la majorité des choses, toutes les choses. Après, c'est l'amour et le temps qui aident à développer un talent.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Dans mon cas, j'ai la chance de me demander souvent ce que j'aime et je suis fier de m'être octroyé du temps pour m'y consacrer.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;D'ailleurs, les gens me disent souvent: "T'es musicien/auteur/whatever, t'es chanceux, tu fais ce que t'aimes". [Son de &lt;i&gt;buzzer&lt;/i&gt; mitigé ici] GLIIII-HIIIIN!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pour préciser ma pensée, je reprendrai approximativement les paroles d'un analyste de hockey: "Les bons joueurs sont chanceux, les joueurs chanceux sont bons, dans cette ligue-là, il faut que tu fasses ta chance". Bonne nouvelle tout le monde (!!), dans toutes les ligues, il faut que tu fasses ta chance!&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Un gros coeur peut combler tout le manque de talent, mais pas l'inverse. C'est pas moi qui ai inventé ça, mais c'est bon de taper sur le clou.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;b&gt;Le don. &lt;/b&gt;On arrive ici au véritable but de tout le billet: TAC! (et remarquez que le choix du titre n'est pas anodin, c'est sûr, j'ai un don, TAC encore!)&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'ai un don?? Moi?! Plus le temps passe et plus j'ose croire que oui...&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il y a des gens qui veulent et qui travaillent fort pour écrire et même qui finissent par très bien le faire, mais qui sentent que ça sera toujours un effort (je vous faisais une confidence sur la guitare tantôt... hep).&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pour moi, l'écriture c'est différent. Je suis doué avec les mots. Comme ça.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La chose belle et horrible du don, c'est qu'on le possède sans avoir l'impression d'avoir travaillé pour.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Accepter l'amour qu'on porte à quelque chose, c'est assez naturel. Accepter d'être fier de son travail est déjà un peu plus ardu. À partir de quand a-t-on assez travaillé pour oser être fier de soi? Mais accepter un don, ça frôle la outrageusement la vantardise.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je parle de tout ça parce que j'ai envie d'accueillir ce don pour l'écriture et que je crois c'est nécessaire pour en tirer un jour le maximum, pour m'épanouir et en faire bénéficier les gens autour, humblement.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je parle de tout ça parce que je suis certain que la majorité des gens ont un ou des dons réprimés, par gêne, par pudeur. Refuser un don, c'est pas de la modestie, c'est se priver et priver le monde d'un cadeau.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-7326004414309178221?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/7326004414309178221/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2011/02/sans-trop-se-vanter.html#comment-form' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/7326004414309178221'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/7326004414309178221'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2011/02/sans-trop-se-vanter.html' title='sans trop se vanter'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-2510344585798175486</id><published>2011-02-05T09:44:00.014-05:00</published><updated>2011-02-05T11:58:58.782-05:00</updated><title type='text'>le poids du sable</title><content type='html'>Sans le retourner, j'ai déposé sur ma table de chevet un petit sablier ; juste à la hauteur de mes yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce moment, mon visage est si près de la fine parois de verre que j'ai presque l'impression d'être à l'intérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Supposons que l'on puisse compter un à un les grains de sable tombant au fond d'un sablier et, simultanément, prendre une photographie n'importe où sur la terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai le vertige. Combien de grains de sable dans une minute?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certainement beaucoup plus que de jours dans une vie. Tant pis, je le retourne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grain 1. Seul dans mon lit, samedi matin, avec l'odeur des draps et la pénombre. La chambre est étroite et réconfortante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En même temps que tombe le deuxième grain, un homme a perdu pied dans une échelle au Vietnam. Il se réincarne en touchant le sol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grain 3, une naissance donc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, un banc de poissons qui change de trajectoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'herbe pousse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une poignée de main ridée entre deux frères qui se sont vus la veille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sang s'écoulant normalement dans une veine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le même sang sur un écran d'ADN.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grain 9. Maïs à 13 la douzaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grain 10. Un compte à rebours avant une course de chevaux.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;11. Près de chez nous, c'est encore l'hiver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tension monte dans une salle de nouvelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des fourmis transportent trois morceaux de mouches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les ciseaux d'acier sont retournés sur le coussin et les dignitaires montent l'escalier de la nouvelle bibliothèque en piétinant un ruban rouge en deuil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans sa voiture, un homme replace ses lunettes sur son nez en attendant au feu de circulation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un petit météore s'écrase sur Pluton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça y est, j'ai quitté la terre. Si facile de perdre le fil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reviens, en passant par Jupiter qui, elle, est encore une planète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sable s'écoule en cascade. Combien de grains n'ai-je pas vu tomber? Dix mille? Cent? Quelques grammes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps sous la chute, impossible focus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis aspiré de l'autre côté de la paroi de verre, de retour dans ma chambre.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;J'observe le monticule de sable, un volcan minuscule en train d'imploser. Combien d'univers se fabriquent et s'écroulent dans une seconde d'inattention?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;4 252 095 771... au moins. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-2510344585798175486?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/2510344585798175486/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2011/02/le-poids-du-sable.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/2510344585798175486'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/2510344585798175486'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2011/02/le-poids-du-sable.html' title='le poids du sable'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-7706664915390436904</id><published>2011-01-23T11:02:00.004-05:00</published><updated>2011-01-23T23:11:18.029-05:00</updated><title type='text'>aimer la ville</title><content type='html'>Il y a des gens pour qui la ville n’est qu’une immense ruine froide peuplée de zombies. À la base, il n’y a que la solitude, qu’on cache derrière des murs, eux-mêmes encadrés par des rues, noyées de bruit, le tout captif dans son aura de smog. Enlevez toutes les couches, disent-ils, vous aurez cent mille poupées russes éventrées et une, minuscule, en train d’accoucher du néant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai vécu avec la ville assez longtemps pour me demander si je l’aimais encore. Pour l’aimer, il faut la voir à la bonne échelle et faire cela : vivre en elle, avec elle et hors d’elle tout à la fois. Prenez un peu de recul et la ville n’est rien qu’une fine pellicule de ciment posée sur la terre, avec des dinosaures dessous et la galaxie autour. Zoomez suffisamment près et elle n'abrite plus que les tourments et les joies d’un seul cœur, deux si vous êtes amoureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reste du temps, ne vous laissez pas distraire par le tumulte. Les voitures, les marteaux piqueurs, les sirènes, le pas cadencé des gens dans les tours à bureaux, les inconnus du métro, la publicité et la crasse, ça n’est rien tout ça, c’est le bruit des cigales. D’ailleurs, même en ville, les cigales, les vraies, sont souvent plus bruyantes que l’autoroute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour aimer la ville, il faut la penser comme un village, comme une campagne. Il faut s’apercevoir que l’on connaît tout le monde, que le soleil est le même, que les érables à l’automne perdent leurs feuilles rouges et jaunes aussi bien sur le béton que sur la terre humide et que partout, les feuilles font un son agréable lorsqu’on les piétine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour aimer la ville, il faut accepter sa nature, apprécier d’avoir un million d’âmes à portée de main, pouvoir se glisser dans la multitude et s’en extraire, aimer les enchevêtrements complexes avec sa tête, avec son coeur et avec ses sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ne plus craindre d’être happé par la ville, il faut être aussi grand et aussi petit qu’elle. Souvent, j’aimerais avoir voyagé d’avantage, avoir escaladé plus de montagnes et vu plus de lieux différents mais certains matins, je reconnais ma chance… hostile comme elle est, pour aimer la ville, il faut faire un assez long voyage en soi-même, il faut aimer la vie aussi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-7706664915390436904?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/7706664915390436904/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2011/01/aimer-la-ville.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/7706664915390436904'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/7706664915390436904'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2011/01/aimer-la-ville.html' title='aimer la ville'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-546028147894858784</id><published>2010-12-28T13:15:00.006-05:00</published><updated>2010-12-29T08:52:56.976-05:00</updated><title type='text'>on espère qu'il fera chaud cet été</title><content type='html'>Être célibataire à la fin décembre, -15 degrés dehors, 22 degrés dedans. Regarder par la fenêtre de l’appartement, dans Villeray, tout blanc. Rêver sans impatience au printemps dans un parc. Aux jambes nues d’une inconnue, sorties trop tôt sur l’herbe fraîche. Juste pour narguer l’hiver, pour lui donner le coup de grâce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle porte encore ses bottes et des bas jusqu’aux genoux, un chandail de laine qui pique et qui cache le cou. On s’aime depuis 2 jours à peine, sur la pointe des pieds. Je me prends encore pour un courant d’air, qui soulève ses cheveux pour dérober un peu de parfum au creux de sa nuque. Elle sourit en regardant par terre, sachant très bien que je l’observe. Sa main se fraie un chemin à travers mon manteau pour se poser, toute froide, à la base de mon dos. Je rêve de faire pareil, découvrir sa peau comme un aveugle qui lit en braille, du bout des doigts, du bout des cils ou du bout des lèvres. En silence, on goûte le sable fin des premières caresses sans penser au sablier des premiers instants. Lentement, elle tourne la tête pour lire dans mes yeux avec ses deux soleils. La télépathie est une chose à la fois vague et précise. Sans pouvoir dire tous les détails, nous savons que nous voulons rentrer, par un chemin plus ou moins court, coller nos lèvres et coller nos corps. Sa main quitte mon dos pour rejoindre la mienne et, sans se consulter, on se lève.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On espère qu'il fera chaud cet été.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-546028147894858784?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/546028147894858784/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/12/on-espere-quil-fera-chaud-cet-ete.html#comment-form' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/546028147894858784'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/546028147894858784'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/12/on-espere-quil-fera-chaud-cet-ete.html' title='on espère qu&apos;il fera chaud cet été'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-1641081873563537341</id><published>2010-12-06T03:14:00.015-05:00</published><updated>2012-02-06T15:01:11.421-05:00</updated><title type='text'>les romans qu'on écrit... et ceux dont on rêve toute une vie</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;div&gt;Étrange la différence entre "ce que l'on désire" et "ce que l'on fait".&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Hier, sur &lt;a href="http://toutapropos.blogspot.com/"&gt;un blog qui me plait beaucoup&lt;/a&gt;, j'ai lu un billet qui s'intitule "Ce roman que je n'écrirai jamais".&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Ce petit texte s'est présenté comme le morceau manquant d'un puzzle de l'une de mes nombreuses réflexions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La majorité des gens que je connais (pour ne pas dire tous) sont aux prises avec quelques rêves inassouvis et, jusqu'à tout récemment, "ça me fâchait donc" de les entendre en parler!&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Premièrement, ça me remettait en pleine face mes propres incapacités à matérialiser certains rêves et deuxièmement... si tu veux faire quelque chose, fais-le, mais FAIS-LE DONC!!&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Attention! Je considère rétroactivement qu'un "fais-le donc" exaspéré n'est pas souhaitable MAIS, j'aimerais quand même souligner la part de positif qu'il contient.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Même mal exprimé, ce commentaire témoigne de ma confiance dans le potentiel de l'autre à réaliser un rêve. Si j'étais convaincu qu'il ou elle n'a pas les capacités pour le faire, j'essaierais de trouver le courage de le lui dire.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;[Dans le cas de la blogueuse qui veut écrire un roman: Pourquoi qqun qui écrit plusieurs excellents billets par mois ne pourrait pas écrire un bon roman?! T'es pleine de talent, go!]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Récemment, les rêves inassouvis ne me fâchent plus. Je me concentre sur les gens qui m'inspirent, et j'essaie de leur dire pour qu'ils continuent de rayonner.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pour ceux qui sont empêtrés... j'ai de l'empathie sincère mais pas de pitié. Ça fait partie du chemin, "être empêtré".&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Comme je disais à la blogueuse:&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Tirez-moi des roches, mais je pense qu'il est bon que certains rêvent meurent pour qu'on découvre "notre voie".&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Si tu écris un roman un jour, la période actuelle en est une de gestation. Nécessaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si tu ne l'écris jamais, la période actuelle en est une de deuil. Nécessaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la fin, le talent et les autres importent peu. Si tu le fais, tu le fais. Si tu ne le fais pas, c'est que tu auras préféré faire autre chose... en tout cas je te le souhaite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Homer Simson: "Marge, I'm confused, is that an happy ending or a sad ending?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marge: "It's an ending, that's all."]&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-1641081873563537341?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/1641081873563537341/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/12/les-romans-quon-ecrit-et-ceux-dont-on.html#comment-form' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/1641081873563537341'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/1641081873563537341'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/12/les-romans-quon-ecrit-et-ceux-dont-on.html' title='les romans qu&apos;on écrit... et ceux dont on rêve toute une vie'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-8014534610285660668</id><published>2010-12-03T09:32:00.013-05:00</published><updated>2010-12-06T01:24:34.326-05:00</updated><title type='text'>compte rendu de moustachu</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/TPkW87k4GmI/AAAAAAAAABY/Kf-eeQCDHkc/s1600/movember%2Bfrank2.jpg"&gt;&lt;img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;width: 150px; height: 200px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/TPkW87k4GmI/AAAAAAAAABY/Kf-eeQCDHkc/s200/movember%2Bfrank2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5546489652123802210" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ca.movember.com/fr/"&gt;Movember&lt;/a&gt;, novembre + moustache.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ce qui ne le savent pas encore, novembre est un mois de sensibilisation au cancer de la prostate. J'avais décidé de me prêter au jeu, sans rien vérifier comme d'habitude, jusqu'à ce que mon petit frère fasse ça plus proprement en inscrivant notre équipe pour qu'on puisse amasser des dons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le truc avec une équipe officielle, c'est le but recherché et ça marche, c'est qu'on se sent autrement plus impliqué. Dès lors, plus le droit de faire marche arrière et "obligation" de faire de la promo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant un mois, je l'ai portée partout, devant mes élèves de guitare, au badminton, à l'épicerie, au théâtre, au cirque, en show, à table, sur le web, partout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Partout, j'ai pu apprécié le formidable concept de Movember. Partout, les gens qui me connaissent ou qui me reconnaissent seulement, m'ont parlé de ma moustache et je leur ai parlé de Movember et du cancer de la prostate en retour. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En me promenant seul dans le métro ou dans la rue, je continuais d'admirer le concept. Seul, on passe plus incognito - ce n'est qu'une moustache après tout - et pourtant, on y pense de temps à autre... en dévisageant un moustachu (fait-il Movember?), en ayant un regard entendu avec un moustachu (il fait Movember), en enviant un moustachu (bel ornement!), en se faisant sourire par une jolie fille (connait-elle l'existence de Movember ou elle me trouve beau de même?).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant un mois, j'ai été laid, beau, drôle, chicken (poc-poc-pocoooooc!) avec ma moustache reliée à mes favs, différent avec ma moustache à la Hulk Hogan, je me suis fait appelé Mario, Luigi, Pacini, Week-end chez Berni... j'ai même eu droit à un "Nice-Stache" d'un inconnu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À voir nos réactions, celle du monde et la mienne, je réalisais à quel point porter une moustache est un "statement" dans certains milieux alors que c'était tellement normal pour les gars quand je travaillais dans les shops.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette semaine, mes derniers préjugés sont tombés. Après avoir été tellement gêné, après l'avoir portée en show seulement pour la cause, pour l'honneur et pour faire taire les "t'es pas game"... j'ai réalisé en la coupant que je me trouvais plus beau avec, l'habitude. Alors, j'ai chanté cette toune &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=ua7EjN_Va_8"&gt;LÀ&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une moustache! C'est rien qu'une moustache! "No big deal". Faites ce qui vous chante avec votre "pouel", y a des gens qui ont le cancer!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et il me fait plaisir de lever mon chapeau à Movember un dernier coup, ma mini crainte de l'histoire était que le monde retienne plus les moustaches que la cause... mais non, on a ri, on a réfléchi et Movember a récolté près de 20 millions de dollars au Canada et près de 60 millions dans le monde!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prenez le par le bout que vous voulez, je pense pas qu'il ait de perdants dans l'aventure. S'il y a des preneurs, après avoir essayé les styles "trucker" et "undercover brother", je rêve pour l'an prochain d'une équipe complète de &lt;a href="http://au.movember.com/uploads/files/PDFs/Movember2010%20StyleGuide.pdf"&gt;"connoisseurs"&lt;/a&gt;!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-8014534610285660668?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/8014534610285660668/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/12/compte-rendu-de-moustachu.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/8014534610285660668'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/8014534610285660668'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/12/compte-rendu-de-moustachu.html' title='compte rendu de moustachu'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/TPkW87k4GmI/AAAAAAAAABY/Kf-eeQCDHkc/s72-c/movember%2Bfrank2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-7363939475331241828</id><published>2010-11-25T23:48:00.018-05:00</published><updated>2010-11-30T22:44:33.606-05:00</updated><title type='text'>quand on a que l'humour</title><content type='html'>S'il y a un brin de cynisme dans le jeu de mot du titre, n'allez pas retenir que ça. Prenez (impératif présent) 2 secondes pour lire cette courte réflexion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En émergeant d'une période de "marde"(appelons un tas un tas), je réalise à quel point l'humour tient une place importante dans ma vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aime rire, des autres*, de moi et de presque toutes les situations, quelles soient drôles, cocasses ou désolantes! J'aime les incides jokes (mon berni), les running gags, les farces intelligentes, les jokes de pets (prout haha, ça fait toujours son effet... d'ailleurs ma théorie là-dessus est que l'humain s'est démarqué de l'animal lorsqu'il a commencé à rire de ses pets), l'absurde, la vulgarité, les jeux de mots, l'ironie (ironiquement les gens qui utilisent ce mot, l'utilisent souvent à tort), le sarcasme, les pinces sans rire** et le reste. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Digression qui reviendra éventuellement sur la track] Étonnamment (ironiquement), j'admire peu d'humoristes; pas qu'ils ne soient pas drôles du tout mais je trouve que la densité et/ou la qualité des gags est souvent insuffisante pour des gens qui disent consacrer leur vie à l'humour. Mes "average funny folks" sont souvent aussi drôles que Louis Josée Houde et arrivent à mettre mon cerveau en état "d'extase humoristique" sur une base régulière pour 0$... merci boys and girls, j'adore être entouré de gens drôles!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Et nous voici revenu sur le droit chemin et au coeur même du sujet du billet] Je crois que l'humour peut presque être considéré comme "un mode de vie". Pratiqué sur une base régulière, c'est une arme à la fois formidablement gentille et puissante pour balancer tous les mystères, les malheurs, les défauts, les malchances que l'on rencontre au cours d'une vie saine et normale. Il y a des moments où l'humour est la seule prise qu'on ait sur quelque chose qui nous dépasse...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas donné à tout le monde d'être drôle (hep) et "une chose drôle", c'est bien relatif... mais pour moi, toute personne qui arrive à rire de bon coeur* porte un genre de lumière (WHOOAAA). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Euh... ben c'est ça là... circulez!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pis oubliez pas &lt;a href="http://incontournablemisterboy.blogspot.com/2010/08/introduction-lincontournable-mister-boy_19.html"&gt;L'incontournable Mister Boy&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-----------&lt;br /&gt;*Rire de bon coeur VS rire de mauvais coeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malheureusement à l'occasion, certaines personnes risent (ou rillent, comme ça vous chante) de mauvais coeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rire de la détresse des autres, "cé chien". Pour toutes les fois où j'ai fait mal à qqun en croyant que c'était encore drôle, je m'excuse et je travaille sans relâche (tousse-tousse) à délimiter la frontière du risible. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un rire noir ou jaune à l'extrême peut ne plus être porteur de bonheur et ça, c'est vraiment triste. Si vous connaissez qqun qui n'a plus qu'un rire désespéré, aidez-le.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;------------&lt;br /&gt;**En matière de pince sans rire, je cite à comparaître le grand maître en la matière, Étienne Bordeleau, avec qui j'ai fait de la musique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anecdote 1:&lt;br /&gt;Il gardait dans son porte-feuille une photo de la fille la plus moche qu'il ait pu trouvé et, lorsque venait le temps de montrer une photo de "sa blonde", il la sortait le plus sérieusement du monde et cherchait l'approbation de son interlocuteur en disant: "Elle est belle! hein??"... malaise total!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anecdote 2:&lt;br /&gt;À l'époque où l'on se connaissait peu, lors de l'un de nos premiers soupers de band... chacun s'informe sur la famille des autres et qqun demande: "Toi Étienne?".&lt;br /&gt;- Moi mes parents sont morts quand j'avais 5 ans...&lt;br /&gt;... (malaise)&lt;br /&gt;- Ben non, c't'une joke.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anecdote 3:&lt;br /&gt;Je cherche mon accordeur de guitare dans le local de pratique et les gars ont l'air plus ou moins attentifs à mon problème...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5 minutes plus tard, Étienne se penche pour ramasser son trombone et demande: "Y a-tu qqun qui a perdu un accordeur?".&lt;br /&gt;- Oui!! (super enthousiaste pcq je suis certain qu'il vient de le trouver)&lt;br /&gt;- Ah, je l'ai pas vu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Anecdote 4:&lt;br /&gt;Qqun dans une auberge de jeunesse à Tadoussac: Avez-vous vu André?&lt;br /&gt;Étienne: Y est parti prendre une marche dans le bois!&lt;br /&gt;Tous sauf Étienne: BAAAAAAAAA-HA-HAAAAAAAAAAAAAAA!!!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(André est en fauteuil roulant... et il a le sens de l'humour.)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-7363939475331241828?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/7363939475331241828/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/11/quand-on-que-lhumour.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/7363939475331241828'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/7363939475331241828'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/11/quand-on-que-lhumour.html' title='quand on a que l&apos;humour'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-2293336373095044587</id><published>2010-11-15T00:30:00.009-05:00</published><updated>2010-11-15T01:28:38.035-05:00</updated><title type='text'>faux bond?</title><content type='html'>Mon dernier billet, "l'effet trampoline", était une réflexion à propos du fait qu'une chute vertigineuse entraîne peut-être un rebond équivalent ; sous-entendant que la période chute était terminée et que l'ascension s'amorçait...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, mon ex m'annonçait qu'elle rentre à Montréal de son voyage d'un an et demi qui devait durer 6 mois. Un courriel, ma belle rémission... une pichenotte à la base d'un château de cartes. L'espoir est revenu, la peine aussi et un million de questions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un moment de tergiversations, je l'ai forcée à me dire ce dont j'avais besoin pour tuer l'espoir: elle a un nouvel amoureux. Après quelques mois seulement, un an max, elle se demande si elle veut allez vivre avec lui en France ou l'inviter à vivre au Québec... elle qui avait de la difficulté à accepter la clé de mon appartement à l'époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me voyais déjà replonger, pour aller vérifier si le baril n'avait pas, tout compte fait, un double fond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais voilà, 10 jours ont passé déjà et je constate que je ne vais pas moins bien qu'avant de savoir... le petit retour de peine est largement compensé par LA CERTITUDE.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute seule avec elle-même, mon ex est déjà une fille floue. J'ai donc passé des mois dans l'incertitude, un peu par sa faute, un peu par la mienne... parce qu'elle voulait pouvoir revenir en arrière si devant n'était qu'un mirage... parce que je l'espérais, en dépit des signes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai décidé de limiter au minimum les contacts pour un moment... mon deuil prend une nouvelle tournure... pas qu'agréable, mais nécessaire... il commence pour vrai et j'ai l'impression de franchir un passage obligé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon coloc, qui s'amuse à comparer la peine d'amour à une peine carcérale, me disait ceci:&lt;br /&gt;"Le temps que tu as fait avant de clarifier la situation compte simple... à partir de maintenant, ça compte double... et si tu continues de bien te comporter, tu pourras probablement être relâché au deux tiers de ta peine!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[Il ne lit pas de blogs et ce genre "d'insignifiances" (sourire) mais MERCI Bruno, pour ton humour et ta présence, que ça te soit rendu d'une manière ou d'une autre!]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai craint le pire et j'en suis quitte pour quelques larmes de plus et un feeling général nettement plus agréable que l'incertitude. Faux bond? Je crois que non...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je continue de bien me comporter donc, parce qu'être relâché aux deux tiers de la sentence, ça se prendrait!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-2293336373095044587?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/2293336373095044587/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/11/faux-bond.html#comment-form' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/2293336373095044587'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/2293336373095044587'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/11/faux-bond.html' title='faux bond?'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-3702782667946540476</id><published>2010-10-21T14:25:00.005-04:00</published><updated>2010-10-22T02:12:09.442-04:00</updated><title type='text'>l’effet trampoline</title><content type='html'>Un ami à moi écrivant à propos des ruptures affirmait que plus on a aimé fort, plus on se pète la gueule, théorie qu’il résume adroitement en une phrase :&lt;br /&gt;« La chute est à la hauteur de l’ascension ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Supposons qu’il ait raison et que le fond du baril soit élastique… je me demande si la théorie fonctionne à l’inverse, lorsqu’on refait surface à nouveau. Se peut-il qu’une solide chute entraîne un élan proportionnel?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question n’est nullement désintéressée puisque les preuves corroborant cette hypothèse commencent à se multiplier dans mon cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors d’un bilan de vie à la fin du mois de mai, je constatais qu’en un peu plus d’un an j’ai perdu : ma blonde, mon band de compos, un important contrat de musique, un job de rédaction et un site pour écrire mes  trucs plus délurés… le fond du baril était plutôt tendu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En juin, j’ai appris que mon contrat de musique serait tout de même honoré jusqu’à la fin de l’année. Puis, on m’a offert de faire un spectacle de mes chansons. J’ai ensuite commencé à publié moi-même mon web roman absurde. Peu après, un petit contrat de rédaction et des offres d’entrevues me sont tombés du ciel. Je n’ai pas obtenu de poste, mais peu importe. Récemment, j’ai commencé à rejouer mes chansons avec des amis dans un nouvel état d’esprit, ça n’a jamais si bien sonné. Il y a deux semaines, le gérant et le patron du bar où je fais de la musique nous ont appelé coup sur coup… il semblerait que la décision de ne pas renouveler le contrat soit une erreur : deux shows de bookés en janvier et la porte est peut-être ouverte pour plus. Ce matin, la rédactrice en chef du magazine m’a proposé un premier article depuis 2009 et la semaine prochaine, je refais un spectacle de mes chansons devant des vieux chums et des nouveaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus on tombe de haut, mieux on rebondit? C’est possible?!&lt;br /&gt;Si c’est le cas, la prochaine fille que je fréquenterai n’a qu’à bien se tenir!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-3702782667946540476?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/3702782667946540476/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/10/leffet-trampoline.html#comment-form' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/3702782667946540476'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/3702782667946540476'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/10/leffet-trampoline.html' title='l’effet trampoline'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-7524391796547519135</id><published>2010-09-22T03:57:00.009-04:00</published><updated>2010-09-22T05:43:07.902-04:00</updated><title type='text'>la mère de tous les vices</title><content type='html'>Mardi au milieu de la nuit...&lt;br /&gt;je me réveille avec la peur au ventre,&lt;br /&gt;en pensant encore à elles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle, mon ex.&lt;br /&gt;Elle, la peine.&lt;br /&gt;Elle, l'oisiveté qu'elle génère.&lt;br /&gt;Elle, la culpabilité qui vient avec.&lt;br /&gt;Elle, la peur de l'oisiveté.&lt;br /&gt;Elle, que j'essaie de ne pas élever au rang de phobie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis cherché souvent dans ma vie, mais je ne suis pas habitué à m'ennuyer, à avoir envie de rien et à craindre la solitude. Avant cette peine, mes moments d'errance demeuraient créatifs...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"J'envie tellement les gens affairés&lt;br /&gt;Moi aussi j'veux une raison d'être pressé&lt;br /&gt;Mais j'ai l'impression qu'à l'arrivée&lt;br /&gt;La vie n'est qu'un mirage ensoleillé"&lt;br /&gt;(Jamais Faker, 2004)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À cette époque, même quand je ne savais plus où j'allais, je fabriquais encore quelque chose, j'avais des musiques et des mots dans l'âme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces temps-ci, mes meilleurs moments de solitude me sont offerts par facebook et par les blogs des autres. J'espère sans cesse que mes pushers favoris me fournissent quelque chose, allant d'un vidéo drôle aux billets plus substantiels. Je les consulte matin-midi-soir, au gré de mes temps libres, jusqu'à ce qu'ils s'éteignent les uns après les autres, jusqu'à ce qu'ils reviennent le lendemain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je spécifie "au gré de mes temps libre", pour faire baisser le degré de culpabilité et me garder de l'espoir: j'ai beaucoup de plaisir à faire des trucs avec les autres, à voir des amis, à travailler... c'est la solitude que je redoute!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me demande à quel moment l'oisiveté devient mère de tous les vices?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voudrais arrêter de critiquer mes échappatoires, me laisser droit à cette période floue, faire taire la voix qui, non seulement, m'ordonne de "faire quelque chose", mais qui, en plus, me sermonne sans cesse sur le bien-fondé de ce que je suis en train de faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bien-fondé... pfffft! Avoir envie de quelque chose, n'est-ce pas déjà suffisant?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'espère qu'avec le recul, je me rendrai compte que les petits gestes que je pose au fil des jours m'auront aidé à sortir de cette période difficile pour me plonger dans un nouvel épisode palpitant (et watchez ben la quétainerie qui s'en vient) du grand livre de la vie!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-7524391796547519135?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/7524391796547519135/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/09/la-mere-de-tous-les-vices.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/7524391796547519135'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/7524391796547519135'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/09/la-mere-de-tous-les-vices.html' title='la mère de tous les vices'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-4190576156839037284</id><published>2010-09-11T10:45:00.005-04:00</published><updated>2010-10-21T14:29:59.732-04:00</updated><title type='text'>le néphrologue</title><content type='html'>Chaque famille, aussi belle soit-elle, a ses problèmes de santé spécifiques. Chez nous, c’est les reins. Mon arrière-grand-père et mon grand-père ont eu des problèmes de reins, mon père a des problèmes de reins, moi, mes futurs enfants et les leurs auront, selon toute vraisemblance, des problèmes de reins. Une tradition plusieurs fois centenaire, un héritage, un legs, une lignée d’insuffisants rénaux !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le problème, c’est que durant toutes ces années on a ignoré que nous étions les fiers porteurs de cette tare génétique. Nous pensions être, selon les époques, d’ordinaires cancéreux, diabétiques, pris du coeur, lépreux et autres. Parce qu’en fait, aucun de nous n’est vraiment mort de ses problèmes de reins… mon grand-père y est presque arrivé mais au bout du compte, il y a toujours eu quelque chose d’autre pour nous emporter et voler le titre à l’insuffisance rénale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, la science qui n’est jamais à court de surprise et d’imagination a éradiqué la lèpre, posé des pace-makers, contrôlé le diabète et prolongé les cancers tant et si bien que mon père a été épargné par tous ces malheurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est donc sans faire exprès, lors d’un contrôle de routine qu’on lui découvrit un alarmant taux de protéines dans l’urine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On l’envoya chez le néphrologue -le spécialiste du rein- et on lui dit à peu près ceci :&lt;br /&gt;« Les reins sont au nombre de deux et sont le filtre du corps. Ils envoient dans l’urine tout ce dont vous n’avez pas besoin et que vous auriez consommé en trop grande quantité : potassium, sodium, vitamines et déchets variés.&lt;br /&gt;Ce sont des organes vitaux; sans eux vous seriez déjà mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont aussi des organes très puissants, vous savez Monsieur que de nombreuses personnes n’ont qu’un seul rein qui fonctionne et ne s’en apercevront jamais parce que celui qui marche se claque tout le travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un problème comme le vôtre est héréditaire. Vous comprendrez maintenant que plusieurs symptômes de maladie de votre père que l’on imputait à son coeur et à son âge sont en fait des problèmes de reins non diagnostiqués. Il en va de même pour votre grand-père, votre arrière-grand-père et son père avant lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans votre cas précisément, vous êtes à 41% de capacité rénale… nous n’envisagerons ni greffe ni dialyse avant que vous tombiez sous la barre des 20%.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme nous ne savons pas réellement comment guérir ce problème, vous mangerez quelques pilules choisies au hasard dans notre pharmacie. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon père fit cela durant quelques années mais sa capacité rénale continuait de chuter. Lors d’une autre visite, son néphrologue lui fit part d’une récente découverte :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Il paraît que l’huile de saumon peu stopper la baisse de capacité rénale. Ainsi, mangez-en en quantité phénoménale, 12 capsules par jour pour être exact, jusqu’à ce que vous fassiez des rots au saumon, des pets au saumon et que votre haleine sente le saumon. On verra ce que ça donne… et achetez de la gomme. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après quelques mois, ils constatèrent avec autant de plaisir que d’incrédulité l’efficacité du traitement : 33% de capacité rénale, stable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Monsieur, je suis très content de vous annoncer que vous mourrez peut-être d’autre chose! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin, je suis allé au CLSC pour prise de sang et échantillon d’urine sur recommandation de mon médecin. Avec mes antécédents familiaux, mieux vaut prendre des précautions. Au besoin, elle m’enverra chez un néphrologue, a-t-elle dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pression est forte. Une tradition familiale plusieurs fois centenaire. Et fraîchement découverte, de surcroit. Dois-je la perpétrer, enfin lui donner l’importance historique qu’elle mérite ou oublier toute cette histoire de néphrologue et mourir d’une maladie plus conventionnelle?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;[La triste nouvelle, c'est que j'ai écrit ça il y a longtemps et que mon père est en ce moment en dialyse et en attente d'une greffe. La bonne, c'est que non seulement, ça améliore ça qualité de vie mais ça le garde en vie!]&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-4190576156839037284?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/4190576156839037284/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/09/le-nephrologue.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/4190576156839037284'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/4190576156839037284'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/09/le-nephrologue.html' title='le néphrologue'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-3106678446051771545</id><published>2010-09-09T02:31:00.007-04:00</published><updated>2010-09-09T02:55:59.674-04:00</updated><title type='text'>mon cher Matthieu, c'est à mon tour</title><content type='html'>D’un vieux chum à un autre, en réponse à ton &lt;a href="http://tempetedecerveau.blogspot.com/2010/09/mon-cher-ami-francois.html"&gt;billet&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis dans un de ces moments où je préfèrerais te faire une bonne accolade plutôt que d’écrire... parce que c'est une chance de te connaître!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On n’est pas le yin et le yang tout les deux, mais c'est clair que notre amitié se nourrit beaucoup de nos différences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Homme de tous les excès, il n'y en a qu'un dans lequel tu ne me battras jamais: l'excès de tempérance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je choisi le mot avec soin, tempérance: la vertu qui modère les passions et les désirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tempérance, pile entre l'austérité et l'abus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autant j’en suis fier, autant j’en ai honte, autant j’en bénéficie, autant j’en souffre… mais les sentiments que j’éprouve ne changent rien à l’affaire, je suis tempéré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On me reproche rarement de "ne pas" ou de "trop"... on me reproche plutôt de "ne pas assez".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Être tempéré, c’est être à la fois bon et fade, c’est être souvent brillant, sans être éblouissant et c’est oser, sans s’abandonner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je travaille fort pour assouplir le cadre. Parce que l’excès de tempérance lui enlève son côté vertueux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c’est à ce moment que tu interviens, avec ta fougue et ton intelligence, avec ton extravagance et tes excentricités, avec ton narcissisme et ton dévouement, avec tes passions sincères et contagieuses et ton grand amour de merde…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut une personnalité formidable et complexe pour amener l’être tempéré que je suis vers d’autres pôles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu as tout vu et grâce à toi, j’ai droit d’accéder à l’extase comme à la déchéance, à la perfection comme à l’erreur en sachant que tu ne me jugeras pas, ni dans mes bas fonds, ni dans mes grandes aspirations, que tu m’y pousseras si je veux y aller et qu’au besoin même, tu ferais un pas plus en avant dans n’importe quelle direction pour que je ne m’y trouve pas seul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À cause de la confiance et du respect que je te porte, je le suivrai ton conseil; la prochaine fois que je tombe amoureux d’une femme, je nous ferai cadeau d’une promesse incertaine mais sincère : félicité éternelle!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour notre date d’anniversaire d’amitié, je te propose le 8 septembre. Why not? On devait commencer la garderie!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ton ami et ton frère aussi,&lt;br /&gt;François&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : Mon amie Geneviève a sa façon bien à elle de décrire ma tempérance : « François, tu chill mais tu chill pas tout à fait ». Si tu permets, je lui dédie aussi une partie du billet par la bande, parce qu’elle joue aussi ce rôle de « mentor de l’audace ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-3106678446051771545?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/3106678446051771545/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/09/mon-cher-matthieu-cest-mon-tour.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/3106678446051771545'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/3106678446051771545'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/09/mon-cher-matthieu-cest-mon-tour.html' title='mon cher Matthieu, c&apos;est à mon tour'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-927610619315370937</id><published>2010-09-05T11:50:00.019-04:00</published><updated>2010-10-27T22:34:42.743-04:00</updated><title type='text'>"peine" in the ass (un très court essai sur la peine d'amour et le processus de deuil, vulgarisé mais pas vulgaire)</title><content type='html'>Y a le bon vieux Fred qui chante:&lt;br /&gt;"Peine d'amour, peine de mort&lt;br /&gt;Peine d'avoir srappé son char&lt;br /&gt;Un peu de peine ça fait d'mal à personne&lt;br /&gt;Tant que tu sais où c'est t'la mettre..."&lt;br /&gt;(Dérape: Fred Fortin)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La peine d'amour, je l'ai vécue, je la vis encore, je l'ai lue sur des blogs, j'y ai pensé, je l'ai écrite, j'en ai jasé avec des amis, avec des parents, sur mon balcon, sur le leur, au resto, dans des partys, au coin d'une table, au coin d'un feu et, en mettant bout à bout toutes les théories, les expériences et les prédictions, j'en arrive à ces conclusions (un peu simplistes peut-être, mais c'est toujours ça de pris):&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une vraie peine d'amour est une peine (tiens donc) qui dure tant qu'elle dure (hé ben) jusqu'à ce qu'à, un moment donné (au bout d'un an en général), on ait fait le tour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant, elle marche conjointement avec la vie jusqu'à se diluer complètement dans celle-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite seulement, on peut ré-ouvrir le coffre-fort à souvenirs marqué du sceau de l'ancienne flamme et voir enfin la relation d'un oeil plus lucide, avec ce qu'elle avait de grandiose et de moche, et se dire: "Je sais pas trop comment, mais je suis passé à travers."&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-927610619315370937?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/927610619315370937/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/09/peine-in-ass-un-tres-court-essai-sur-la.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/927610619315370937'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/927610619315370937'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/09/peine-in-ass-un-tres-court-essai-sur-la.html' title='&quot;peine&quot; in the ass (un très court essai sur la peine d&apos;amour et le processus de deuil, vulgarisé mais pas vulgaire)'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-5061593722439169248</id><published>2010-07-17T20:12:00.009-04:00</published><updated>2010-07-17T20:51:33.188-04:00</updated><title type='text'>sous la froidure</title><content type='html'>sous la froidure&lt;br /&gt;des vestiges de tornade&lt;br /&gt;une maison brûlée&lt;br /&gt;une fille en voyage&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;sous la froidure&lt;br /&gt;je m’accroche&lt;br /&gt;les yeux fermés&lt;br /&gt;à ce que tu arraches&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;sous la froidure&lt;br /&gt;mon cœur en lambeaux&lt;br /&gt;en route vers l’urgence&lt;br /&gt;dans un sceau de glace&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;sous la froidure&lt;br /&gt;je me retiens&lt;br /&gt;sous la froidure&lt;br /&gt;je te perds&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;sous la froidure&lt;br /&gt;je te pleure à couvert&lt;br /&gt;pour que tu ne portes pas&lt;br /&gt;tout le poids de ma peine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;sous la froidure&lt;br /&gt;l’homme et les promesses tiennent&lt;br /&gt;sous la froidure&lt;br /&gt;je reste le même&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;je te comprends malgré tout&lt;br /&gt;et malgré tout, je t’aime&lt;br /&gt;mais je dois survivre un peu&lt;br /&gt;sous la froidure&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-5061593722439169248?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/5061593722439169248/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/07/sous-la-froidure.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/5061593722439169248'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/5061593722439169248'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/07/sous-la-froidure.html' title='sous la froidure'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-6921198896684945942</id><published>2010-06-26T05:39:00.011-04:00</published><updated>2010-06-26T07:13:21.802-04:00</updated><title type='text'>enfin la rage</title><content type='html'>Ça aura pris quelques mois. À 4h00 cette nuit, je me suis réveillé avec l'envie de tout démolir. Les meubles, la vaisselle, les livres, les murs, les choses fragiles ou belles, le neuf, le vieux, les souvenirs. Réduire en miettes jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de nous deux. Plus de toi. Plus rien. Plus jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'étais pas à la maison. Ça urgeait. J'ai rampé par la porte de derrière. J'ai couru comme un défoncé jusqu'au parc en me saignant les poumons et en pleurant de la bile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès que j'y ai été, j'ai arraché tout ce que j'ai pu pour battre tout ce que j'ai trouvé, les arbres, les fleurs, la nature, le béton, les poteaux de métal. Et si j'avais pu attraper quelque chose de vivant, j'aurais voulu. Arracher des ailes, des pattes. Crever des yeux. Faire mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gros de la crise passée, j'ai continué par soubresauts à casser du bois, lancer des pierres ou des branches dans l'eau ou n'importe où. Avec un bâton, j'ai frappé au hasard. J'ai renversé ce qui se renversait sur la promenade piétonière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai croisé un homme avec son chien. Il m'a salué. Le chien avait peur. Moi aussi. Ne pas se provoquer. Pour de pas se tuer sur place. L'instinct.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chien a détourné le regard. J'ai respiré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu plus loin, j'ai trouvé une couleuvre morte couverte de fourmis. J'ai écrasé sa tête avec mon pied. Bruit liquide. Les fourmis grouillaient et revenaient sur le cadavre. J'ai eu un frisson.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais pas à quelle étape du deuil vient la colère. Je serais prêt à parier que je fais les choses dans le désordre. C'est le chaos. C'est normal. Merci les arbres, merci le chien, la couleuvre, les fourmis. Excusez-moi, j'étais plein de plomb fondu. Il était temps. Et on a évité de faire pire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-6921198896684945942?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/6921198896684945942/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/06/enfin-la-rage.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/6921198896684945942'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/6921198896684945942'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/06/enfin-la-rage.html' title='enfin la rage'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-8525117894539902890</id><published>2010-06-17T05:58:00.003-04:00</published><updated>2010-06-17T06:23:51.794-04:00</updated><title type='text'>sunny side up</title><content type='html'>Ces derniers temps, j’ai plutôt flirté avec le côté obscur de la force mais ce matin, je prendrai mes œufs sunny side up et un verre de jus à moitié plein plutôt qu’à moitié vide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le patron du bar, en nous annonçant que notre contrat ne sera pas reconduit l’an prochain, nous a tout de même complimentés pour notre travail et nos efforts et n’a pas rompu le contrat en cours. 6 mois de sursis… la vie a fait son bout de chemin en fin de compte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup plus de gens que je ne l’imaginais sont sensibles à mes déboires et le manifestent de toutes sortes de manières. Gratitude immense et sobre, pour ne pas gâcher l’instant. Un merci sincère comme un profond soupir de soulagement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fin de semaine, en prenant la route avec le band, j’étais partout en même temps. Je reprenais la route pour toutes les places qu’on a déjà visitées et celles qui nous reste à voir. J’avais le sourire dans le cœur, content d’être avec ces gars là, pour aller jouer cette musique là. On peut pas se le dire, mais on s’aime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À notre retour, il y avait un message dans la boîte de réception de notre site :&lt;br /&gt;« (…) &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Je vous ai vus la première fois il y a 2 ans et j'avais été totalement renversée, touchée et je n'avais qu'une envie, c'était d'avoir une autre occasion, le plus vite possible, de vous revoir...  Ça a pris 2 ans avant que cette occasion ne se présente... Et j'ai ressenti le même plaisir, le même enchantement, le même envoûtement que la première fois... Je crois que le paradis, pour moi, ça doit un peu ressembler à ça...  Un genre d'état de grâce...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Bien sûr, il y a l'oeuvre de Dédé, que j'adore. Mais c'est beaucoup plus que ça, j'ai entendu d'autres gens chanter Dédé et les Colocs et ça n'avait rien, mais vraiment rien à voir avec l'énergie, la magie, le courant qui passe entre vous et le talent, l'immense talent qui se trouve en chacun de vous et qui forme un tout indescriptible qui touche le corps, le coeur et l'âme...&lt;/span&gt; »  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai envoyé un mot de remerciement. La réponse à mon message de deux lignes est aussi, et surtout, une réponse à dix ans de remise en question quotidienne : &lt;br /&gt;« &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Merci d'avoir pris le temps de répondre à mon message, c'est vraiment un geste plus que gentil... Je l'apprécie énormément, surtout, ne change pas, tu es un être particulier, un être de lumière, avec une énergie et un sensibilité hors du commun et aussi une grande générosité sur scène...  et ça, c'est rare, vraiment rare... N'arrête pas la musique et la scène, on y perdrait beaucoup et toi aussi, je crois...&lt;/span&gt; »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Big Fucking Worl Wide Web a fait plus qu'amande honorable sur celle là. Et comme un prolongement de tout ça, par un bien curieux concours de circonstances, voilà que ce soir, je rejouerai mes chansons!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Évidement, avec une seule journée de préparation, j’ai un peu peur de comment ça va se passer. Mais je déteste bouder la vie, dès qu’elle fait un élan vers moi, j’ai envie de lui pardonner ses vacheries et d'ouvrir les bras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai shiné mes chansons tristes. Tant pis si elles détonnent avec l’endroit et le groupe qui va suivre. Je serai là. Aussi entier que je peux l’être. Mes ombres dans une main, ma lumière dans l’autre… open mic, open mind, open heart : sunny side up.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-8525117894539902890?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/8525117894539902890/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/06/sunny-side-up.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/8525117894539902890'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/8525117894539902890'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/06/sunny-side-up.html' title='sunny side up'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-6785190712657180945</id><published>2010-05-30T11:37:00.005-04:00</published><updated>2012-02-05T22:49:38.349-05:00</updated><title type='text'>les tuiles s'accumulent</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;Il y a deux ans, j’ai abandonné mon projet de compos. Décision difficile que j’ai pourtant presque prise sur un coup de tête, m’apercevant subitement que l’élan ne suffit pas si le cœur est à la traîne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, il y a eu la fermeture de mon site favori. Infime incident sur le Big Fucking World Wide Web, il a eu sur ma vie des répercussions majeures puisque je me retrouvais du jour au lendemain sans vitrine pour la création, moi qui carbure fort à l’intérêt qu’on porte à mon travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques mois plus tard, c’est ma collaboration avec le magazine qui se terminait. La faute à la crise, m’a-t-on dit. Depuis, je ne suis plus payé pour écrire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, coïncidant avec le déménagement de mon frère et de sa copine à Sherbrooke, il y a eu le départ de ma blonde pour la Hollande ; ce qui a mené à la rupture dont j’ai déjà assez parlé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans tout ça, je n’ai à peu près rien dit de mes proches, ils sont pourtant loin d’être au sommet de leur forme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voilà qu’hier, le gérant du bar qui emploie mon band depuis deux ans nous annonce gentiment qu’on est probablement clairés. Faut encore attendre l’appel du boss, mais mon instinct se bouche déjà le nez tellement ça pue. 25 shows de moins par année. Et tant pis pour le contrat, ça s’utilise à sens unique, celui du patron. On a aussi vu à nous préciser que depuis un mois, on n'est pas à notre meilleur. Ah, tiens, vous aviez remarqué? Ma blonde m’a laissé un matin de show.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les tuiles s’accumulent. J’ai la tête dure, mais avec un genou par terre, j’avais vraiment pas besoin d’un autre coup de pelle en pleine poire. Il commence à être flou le film de mon existence, et je vois de très près le plancher du ring. L’arbitre des crie choses, mais sa voix se perd dans la terrible résonance du World Wide Gong.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis démené pour ce projet là. Je me suis démené pour tout. Et partout, PARTOUT, on me dit la même chose : « t’es vraiment bon, MAIS… ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À force d’être « vraiment bon MAIS », on fini par se demander si on sera jamais assez vraiment bon et si ça vaut vraiment la peine de s’investir dans quoi que ça soit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma plume de plomb ne vole pas haut. Pourvu qui pleuve pas, je serais trop lourd pour flotter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, je prends un pacte avec la vie : crisse-moi la paix pour quelques mois, le temps de me refaire une beauté, perds mon numéro, vas fesser ailleurs, emmerder quelqu’un d’autre, prends des vacances, je suis écoeuré là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pendant que tu prends les requêtes, donne donc congé aux haïtiens et fais fermer les usines de marées noires. Tout le monde se force, fais ta part.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si tu fais encore dans le miraculeux, on attend l’appel du patron du bar cette semaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai l’espoir tenace, mais, câââlice…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;By the way, appelez-moi pas personne, je m’en vas me coucher!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-6785190712657180945?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/6785190712657180945/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/05/les-tuiles-saccumulent.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/6785190712657180945'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/6785190712657180945'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/05/les-tuiles-saccumulent.html' title='les tuiles s&apos;accumulent'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-4997297876199728591</id><published>2010-05-29T14:16:00.003-04:00</published><updated>2010-05-29T14:34:36.750-04:00</updated><title type='text'>Inès</title><content type='html'>Inès, c’est ma voisine d’en bas à droite. Une chilienne de 82 ans. Cette femme là, c’est toutes les grands-mamans du monde en une seule, et l’humanité tiendrait au complet dans son cœur sans être à l’étroit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En descendant faire des courses, je la croise sur le pas de la porte. Elle est revenue avant-hier d’un voyage d’un mois dans son Chili natal, épanouie, comblée, belle en dedans comme dehors. Je la soupçonne même d’être un peu plus jeune qu’à son départ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En un mois, elle a manqué ma petite catastrophe, mon gouffre abyssal à moi tout seul, ma rupture. C’est avec son infinie gentillesse qu’elle me demande des nouvelles d’Elise et qu’elle devine dans ma réponse concise tout ce que j’ai à lui dire. Alors, elle me serre dans ses bras, tout bonnement. Pas de pudeur, pas de retenue et surtout, pas de malaise. Moi, j’ai envie de pleurer de joie et de peine tout en même temps. Tout ce que j’ai pu essayer d’expliquer, elle le sait. Ce que j’ai vécu et ce qui me reste encore à passer, elle le sait. Et la part de réconfort que je me refusais encore, elle me l’offre. Délivrance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme si ça ne suffisait pas, elle en rajoute : « Mon plou grand fils lui a cinequante-houit ans, tou es comme oune petit-fils. ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là-dessus, je l’aide à porter ses paquets jusque chez elle. Elle m’annonce qu’elle passera bientôt me donner des empanadas. En la quittant, je lui dis de prendre soins d’elle et elle me répond avec son sourire de vieille dame qui n’a rien à craindre de rien: « Non, tou prends soins de toi. ». Allez donc la contredire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-4997297876199728591?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/4997297876199728591/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/05/ines.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/4997297876199728591'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/4997297876199728591'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/05/ines.html' title='Inès'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-3306746885421411072</id><published>2010-05-15T13:03:00.004-04:00</published><updated>2010-05-15T13:17:22.352-04:00</updated><title type='text'>roulette</title><content type='html'>j’ai aimé comme un joueur compulsif. mon cœur sur le 7 rouge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;je sais aimer. imparfaitement. mais de mon mieux quand même. je peux me donner pour vrai. croire au présent. être entier. être là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;maintenant, j'ai peur d'être abîmé par la rupture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;j’ai aimé comme un joueur compulsif. miser mon cœur est une chose que je fais bien, le reprendre... je sais pas comment.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-3306746885421411072?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/3306746885421411072/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/05/roulette.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/3306746885421411072'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/3306746885421411072'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/05/roulette.html' title='roulette'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-4723991050857430383</id><published>2010-05-13T13:09:00.004-04:00</published><updated>2010-05-13T13:13:56.442-04:00</updated><title type='text'>capsules de sauvetage</title><content type='html'>presque un mois déjà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;s'accrocher à la vie en laissant partir le bonheur pour un moment, ce n'est pas simple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;les mots et le corps ne s'entendent pas. malgré toutes les preuves qui s'accumulent. les cadres brisés. les amis qui tendent les bras. les prises de décision. nouveau coloc. nouvelle vie. y a ma peau qui t'attend encore. y a ma tête qui reste en arrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;en attendant, la vie tire les ficelles sans aide comme si elle-même refusait de se perdre, de se laisser gaspiller par la tristesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;un jour tu reviendras de la lune dans une capsule. les gens t'attendront avec des fleurs. personne ne saura vraiment ce qui t'est arrivé. je te verrai à la télé et j'aurai l'impression de tellement te connaître. j'espère que je serai moins vide alors.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-4723991050857430383?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/4723991050857430383/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/05/capsules-de-sauvetage.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/4723991050857430383'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/4723991050857430383'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/05/capsules-de-sauvetage.html' title='capsules de sauvetage'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-7272670826324393093</id><published>2010-04-25T13:10:00.004-04:00</published><updated>2010-04-25T13:45:01.473-04:00</updated><title type='text'>la part de l'autre (l'amitié)</title><content type='html'>Voici une petite bribe d'un auteur que j'aime. Ceux qui disent que les romans sont une perte de temps... je suis triste pour vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À mes amis, merci d'être là à tous les moments.&lt;br /&gt;À Elise, je pense qu'on a souvent eu la chance de transcender l'amour qui est décrit ici... c'est tout à notre honneur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les allusions au départ, le gars s'en va à la guerre, ne vous inquiétez pas pour moi (maman!).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Mes amis, j'écris ce petit mot pour vous dire que je vous aime, que je pars avec la fierté de vous avoir connus, l'orgueil d'avoir été choisi et apprécié par vous, et que votre amitié fut sans doute la plus belle oeuvre de ma vie. C'est étrange l'amitié. Alors qu'en amour, on parle d'amour, entre vrais amis on ne parle pas d'amitié. L'amitié on la fait sans la nommer ni la commenter. C'est fort et silencieux. C'est pudique. C'est viril. C'est le romantisme des hommes. Elle doit être beaucoup plus profonde et solide que l'amour pour qu'on ne la disperse pas sottement en mots, en déclarations, en poèmes, en lettres. Elle doit être beaucoup plus satisfaisante que puisqu'elle ne se confond pas avec le plaisir et les démangeaisons de peau. en mourant, c'est à ce grand mystère silencieux que je songe et je lui rends hommage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes amis, je vous ai vus mal rasés, crottés, de mauvaise humeur, en train de vous gratter, de péter, de roter, de chier des diarrhées infinies, et pourtant je n'ai jamais cessé de vous aimer. J'en aurais sans doute voulu à une femme de m'imposer toutes ces misères, je l'aurais quittée, insultée, répudiée. Vous pas. Au contraire. Chaque fois que je vous voyais plus vulnérables, je vous aimais davantage. C'est injuste n'est-ce pas? L'homme et la femme ne s'aimeront jamais autant que deux amis parce que leur relation est pourrie par la séduction. Ils jouent un rôle. Pire, ils cherchent chacun le beau rôle. Théâtre. Comédie. Mensonge. Il n'y a pas de sécurité en amour car chacun pense qu'il doit dissimuler, qu'il ne peut être aimer tel qu'il est. Apparence. Fausse façade. Un grand amour, c'est un mensonge réussi et constamment renouvelé. Une amitié, s'est une vérité qui s'impose. L'amitié est nue, l'amour fardé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes amis, je vous aime donc tels que vous êtes."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Éric-Emmanuel Schmitt, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La part de l'autre&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-7272670826324393093?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/7272670826324393093/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/04/la-part-de-lautre-lamitie.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/7272670826324393093'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/7272670826324393093'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/04/la-part-de-lautre-lamitie.html' title='la part de l&apos;autre (l&apos;amitié)'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-8858095711006880682</id><published>2010-03-25T13:14:00.004-04:00</published><updated>2010-03-25T13:22:24.802-04:00</updated><title type='text'>confidence pour un oiseau</title><content type='html'>Ce matin je t'ai regardé dormir. Dehors, le vent soufflait des bruits de fantômes et de tempêtes, des bruits d'âmes errantes, captives sur terre malgré tout l'espace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin je t'ai regardé dormir et les racines complexes de toi et moi vibraient sourdement, enchevêtrées, profondes, vraies; réveillant à la fois ma peine face à ton départ, mes envies romantiques de ne t'écrire que de belles choses et ma reconnaissance toute simple... être là, à ce moment là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin alors que j'écrivais ces lignes, tu es venue me rejoindre au salon et te blottir contre moi, petite et grande. Te blottir contre moi comme s'il n'y avait aucun endroit plus réconfortant au monde. Te blottir contre moi, une minute à peine, puis tu t'es relevée comme si tu avais déjà fait le plein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai attendu que tu reviennes, mais non, tu avais bel et bien fait le plein. Et au moment où j'ai cessé de t'attendre, tu es revenue... et repartie dans la seconde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu appartiens au règne animal, je suis un arbre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu connais la vraie faim, la vraie soif, le vide, la satiété, la peur et le désir. Je me nourris d'eau et de lumière et je grandis même sans que l'on s'en aperçoive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pousse lentement, de plus en plus haut vers le ciel, et pourtant, l'insecte ou l'oiseau sur ma cime se tiendra toujours légèrement plus près du soleil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si tu veux, je ne sais pas, devenir un oiseau avec de grandes racines...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais moi je veux bien, être un arbre avec des ailes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-8858095711006880682?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/8858095711006880682/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/03/confidence-pour-un-oiseau.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/8858095711006880682'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/8858095711006880682'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/03/confidence-pour-un-oiseau.html' title='confidence pour un oiseau'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-6387105145597316253</id><published>2010-02-21T15:51:00.001-05:00</published><updated>2010-02-21T15:56:25.798-05:00</updated><title type='text'>flirter avec la sérénité</title><content type='html'>Quand mes peurs peuvent exister sans m’empêcher de sourire,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;quand je suis heureux de m'être donné le temps et l’espace dont j’ai besoin pour me comprendre sans être déçu d’être passé mille fois par les mêmes chemins, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;quand je suis fier d’être patient, minutieux, perfectionniste, dévoué et investi sans demander aux autres de me ressembler,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;quand je me sens solide sans être rigide,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;quand je suis une plante qui peut croître sans avoir besoin d’étouffer la concurrence,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;je tiens l’équilibre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je n’aurai plus besoin de l’écrire,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;je tiendrai la sérénité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-6387105145597316253?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/6387105145597316253/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/02/flirter-avec-la-serenite.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/6387105145597316253'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/6387105145597316253'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/02/flirter-avec-la-serenite.html' title='flirter avec la sérénité'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-6598974893313651806</id><published>2010-01-21T11:23:00.002-05:00</published><updated>2010-01-21T11:45:08.127-05:00</updated><title type='text'>« faire un homme de soi »</title><content type='html'>Ce matin, j’ai fait un homme de moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans mes rêves, j’ai tendance à magnifier l’expression. Faire un homme de soi. Grandir dans des actions d’éclats. Devenir un héro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la vraie vie, l’occasion se présente, toute simple et presque conne… elle nous demande au moins autant d’humilité que de courage. Avouer sa petitesse, chier dans ses culottes et foncer quand même. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin, j’ai fait un homme de moi en ayant une discussion que je ne voulais pas avoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis fait du mauvais sang durant deux jours, j’ai cherché des moyens d’esquiver et j’ai maudit la vie de me placer dans une situation intenable : une discussion normale d’un quart d’heure entre colocataires, sensés, sensibles. La majorité des gens aurait réglé l’affaire sans même y penser alors qu’elle m’a angoissé durant de longues heures. Ce matin, j’ai serré les dents et je me suis lancé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin, j’ai compris encore une fois que « faire un homme de soi » c’est précisément être capable de faire un pas qui coûte vraiment même s’il ne nous hisse pas au rang de héro, même s’il vient seulement combler une déficience et nous permettre de faire ce que d’autres font plus naturellement, plus intuitivement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin, dans une sphère de ma vie où j’étais encore petit, j’ai fait un homme de moi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-6598974893313651806?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/6598974893313651806/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/01/faire-un-homme-de-soi.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/6598974893313651806'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/6598974893313651806'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2010/01/faire-un-homme-de-soi.html' title='« faire un homme de soi »'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-7087979796678338780</id><published>2009-11-16T10:40:00.001-05:00</published><updated>2009-11-16T10:41:51.597-05:00</updated><title type='text'>la glaise et l'origami</title><content type='html'>Elise écrit:&lt;br /&gt;« La vie est une glaise à la fois brute et douce &lt;br /&gt;qu’on façonne avec ses mains &lt;br /&gt;et qu’on humecte de ses larmes &lt;br /&gt;lorsqu’elle se durcit trop &lt;br /&gt;et qu’on souhaite en changer la forme. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par moment aussi...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;la vie est un papier d'origami&lt;br /&gt;délicat&lt;br /&gt;que l'on plie et déplie&lt;br /&gt;minutieusement&lt;br /&gt;absorbé et souriant&lt;br /&gt;jusqu’à ce qu’elle exhausse&lt;br /&gt;un bond de grenouille&lt;br /&gt;un chant d'oiseau&lt;br /&gt;ou un parfum de fleur&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-7087979796678338780?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/7087979796678338780/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2009/11/la-glaise-et-lorigami.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/7087979796678338780'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/7087979796678338780'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2009/11/la-glaise-et-lorigami.html' title='la glaise et l&apos;origami'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-2289366009445694821</id><published>2009-11-05T14:50:00.005-05:00</published><updated>2009-11-05T15:01:33.788-05:00</updated><title type='text'>plume de plomb (le cri)</title><content type='html'>Le premier souci de celui qui crie n’est pas d’abord d’être entendu.&lt;br /&gt;Il crie parce que ça libère.&lt;br /&gt;Pour sentir sa joie ou son malheur.&lt;br /&gt;Il crie parce qu’il crie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je bouillonne de l’intérieur depuis longtemps déjà et je ne sais pas combien de temps un cœur peut tenir, comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque jour, j’aimerais être plus grand que la veille. Chaque jour je me vois bâtissant quelque chose. Chaque jour les plans que j’ai sont plus grands que les moyens dont je dispose. Chaque jour je me prépare, chaque jour j’attends.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque jour je reporte un rêve et chaque jour se lasse d’attendre le cri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fameux cri qui dit qu’une nouvelle âme a vu le jour. Qu’elle a faim, qu’elle a soif et qu’elle peut tout. Qu’elle n’a pas les moyens mais qu’elle pourra apprendre et que le chemin n’est pas encore important à cette heure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute ma vie, je l’ai prise par la tête.&lt;br /&gt;Toute ma vie, j’ai été intelligible sans vraiment être compris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Très tôt, on m’a appris à dire, à nommer, à comprendre. J’ai essayé d’écrire avant de savoir dessiner, je le jure. Mes premiers dessins étaient des petites vagues. Vague imitation d’écriture sur des pages et des pages. Avec comme résultat que je manie les mots sans me forcer. Avec comme résultat que ma plume de plomb peut suivre les battements d’un cœur comme les battements d’une aile…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, je vais lui donner l’espace pour voler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne chercherai plus l’écho avant le cri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu me suivras si tu veux, avec les mots et les détours que j’ai à prendre. Je n’essaierai plus jamais de pénétrer dans ta tête et de te faire suivre malgré toi, &lt;em&gt;by a twist of the mind&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’écris donc, et voici : plume de plomb.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-2289366009445694821?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/2289366009445694821/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2009/11/plume-de-plomb-le-cri.html#comment-form' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/2289366009445694821'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/2289366009445694821'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2009/11/plume-de-plomb-le-cri.html' title='plume de plomb (le cri)'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-7513606406728563597</id><published>2009-11-04T17:14:00.002-05:00</published><updated>2009-11-05T14:51:39.826-05:00</updated><title type='text'>la proie</title><content type='html'>Jeudi 25 octobre 2001, 17h43 à 18h13&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les gens étaient pressés. Certains se rendaient quelque part, d'autres ne se rendaient nulle part, mais tous se rendaient rapidement, indifféremment de l'origine ou de la destination. J'étais moi-même en retard et je n'avais pas encore aperçu la jeune femme bien que nous soyons assis côte à côte. Le métro arriva, énorme serpent bleu et blanc. Il expulsa un flot de passagers comme s'il s'agissait de sa progéniture trop longtemps couvée. Il les laissa sortir, petits et frêles, indifférent à leurs angoisses individuelles, plutôt content même d'être soulagé de ce poids inutile. Les rejetons se mirent à courir en tous sens en quête d'un abri. D'autres, n'ayant pas atteint leur maturité, choisirent de se terrer dans les entrailles de la bête en attendant leur heure pour se jeter dans ce monde tumultueux où l'on découvre à chaque coin de rue si l'on est proie ou prédateur en fonction des rencontres que l'on y fait. Nous allâmes nous joindre, elle et moi, à cette masse anonyme. De côte à côte que nous étions, nous nous retrouvâmes nez à nez. C'est ainsi que débute l'histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nez à nez. Elle était là, juste à côté. Je tentai un semi-dérobé : une technique pratiquée par les timides depuis des générations s'étant perfectionnée et élevée au niveau d'un art avec les années. La tactique est fort simple à la base. Il s'agit d'un premier coup d'œil rapide permettant deux actions ; d'abord de battre rapidement en retraite en détournant la tête si la personne visée regarde dans votre direction et/ou semble éprouver des réticences à être ainsi placée sous votre regard ou, si vous êtes plus chanceux et qu'elle regarde ailleurs, de vous lancer dans une observation un peu plus minutieuse. À partir de cette tactique de base, des théoriciens peu doués pour la pratique firent toutes sortes de nuances et élaborèrent plusieurs variantes complexes dont les applications sont aussi nombreuses qu'inutiles. La demoiselle étant très près et mon perfectionnement dans l'art du semi-dérobé et mon audace étant à un niveau plutôt médiocre, je m'en tins à la technique de base, à savoir : un simple coup d'œil. Il toucha la cible. Je me préparai à détourner les yeux… elle ne regardait pas ! Je me lançai donc dans une observation plus détaillée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son visage. La fille était très jolie. Pas de cette beauté sublime qui vous renverse, vous fait perdre à la fois l'usage de la parole et de l'ensemble de vos membres à l'exception de quelques heureux élus qui se dilatent pour qu'on les sache encore en état de fonctionner… les pupilles par exemple. Pas de cette beauté sublime mais intouchable et insipide qui n'existe que pour elle-même et que certains, comme un ornement banal, s'enchaînent au bras ou au cou selon leur tempérament. Pas non plus de cette beauté sublime que l'on conserve jalousement loin du monde, comme les trésors de pirates jamais dépensés et pour lesquels les forfaits commis pour les posséder ne voient jamais leur récompense. Plutôt de cette beauté sublime dans sa simplicité, que l'on sait belle même au sortir d'une nuit sans sommeil, que l'on sait belle même répétée dans des gestes anodins, que l'on sait belle même dans ses imperfections. Je continuai de l'observer. Son habillement était un mélange légèrement hétéroclite ; sobriété pour la coupe et provocation pour la couleur. Il en allait de même pour les artifices. Elle portait des boucles d'oreilles en anneaux mais elle s'était gardée de peindre ses lèvres ou ses doigts ; même du rouge commun auquel on préfère maintenant n'importe qu'elle autre couleur en autant qu'elle ne s'approche en rien de la couleur originale de l'endroit où on l'applique. Heureusement, elle ne portait pas de ces affreux souliers plate-forme, seul moyen que certains possèdent aujourd'hui pour élever leur âme et que l'on bâtit de plus en plus haut comme on le faisait pour les cathédrales du Moyen âge. Je me demandai au passage quand nos savants auraient déterminé si l'habit fait le moine, s'il ne le fait pas, si le moine fait son habit lui-même ou encore si les moines, ayant fait vœux de pauvreté, ne prennent que l'habit le moins cher sans autre forme de préoccupation. D'un autre côté, on doit pouvoir reconnaître l'arbre à ses fruits mais, dans ce cas-ci, je ne reconnaissais pas même le fruit. Je n'étais guère avancé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce bref survol terminé, je laissai mes yeux remonter jusqu'aux siens. Je déglutis… Ses yeux ! Ils me braquaient ! Je pris une profonde inspiration… Tout allait bien, il semblait que tous mes organes étaient encore en état de fonctionner et que les plus orgueilleux ne se laissaient pas gonfler par leur vice. Je me permis un sourire timide. Elle me répondit comme un miroir, à cela près qu’elle n’était pas gênée le moins du monde. Devais-je détourner le regard ? Nous étions très loin du semi-dérobé. Il s'agissait cette fois d'un regard franc et soutenu. Quelques secondes s'écoulèrent, lentes, à la fois agréables et dérangeantes. Le flot de mes pensées fût interrompu, momentanément court-circuité par l'intensité des regards quand soudain… NA ! Elle me fit une grimace. Je détournai aussitôt les yeux, pris de panique comme un rongeur à l'approche du serpent. J'étais tout à fait surpris. Je ne m'attendais pas à cela. C'était une grimace tout à fait charmante, complice. Très loin de l'image du serpent en fait. Mon sourire s'élargit malgré ma stupéfaction. Je devais retourner à mon interlocutrice visuelle pour dénicher l'intention de ce geste. Elle me regardait encore par coups brefs, souriant toujours. Son expression semblait indiquer la satisfaction mêlée de coquinerie, elle ne semblait nullement effarouchée. Nous jouions au chat et à la souris en se demandant qui des deux chassait qui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'en pouvais plus. Je devais saisir cette occasion en or… si l'occasion fait le larron, il n'y avait pas plus larron que moi à cette heure! La grimace était trop belle et, à moins que je ne me méprenne complètement, elle m'invitait à lui parler. Ma gêne, discrète comme une fanfare de mardi Gras dans une bibliothèque, tentait de m'en dissuader. Je réussis à la repousser tant bien que mal. Je devais dire quelque chose, mais quoi ? La file de postulants du côté des phrases préconçues était déjà interminable et continuait de s'allonger. Aucun ne semblait apercevoir l'écriteau leur annonçant qu'ils n'étaient pas les bienvenus. Côté originalité, c'était la misère. Les bonnes idées me fuyaient comme des soldats en déroute sur un champ de bataille effrayés par la témérité de leur général. Ce dernier, faisant preuve du grand courage de l'homme qui observe (idéalement à l'aide d'une longue-vue et un cigare en bouche) les fantassins se faire massacrer, ne lésine habituellement pas sur les sacrifices ; cela lui vaut, en contrepartie, d'être abandonné par ses meilleurs éléments au moment critique. Dans la débandade, les quelques phrases brillantes n'ayant pas encore déserté s'étaient mêlées aux clichés dans un effet d'entraînement dû à la panique et j'allais devoir choisir une volontaire dans ce tas informe. Je rejetai les premières en ligne, franchement prévisibles et irréfléchies. Je fis de même avec les dernières. Celles-ci ayant mis plus de temps pour se mettre en branle, résultats de mon imagination fertile, risquaient d'être longues et peu cohérentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous regardions toujours en souriant, j'ouvris la bouche et laissai quelque chose s'échapper avec inquiétude :&lt;br /&gt;- Arrête, tu me gênes, lui dis-je d'un ton l'invitant à n'en rien faire. J'arrêtai aussitôt de parler, en espérant qu'elle saurait continuer la conversation malgré la piètre approche.&lt;br /&gt;- C'est toi qui as commencé, me répondit-elle.&lt;br /&gt;Je me disais qu'elle avait raison. Je ne voulais cependant rien faire de mal en la regardant. C'était venu spontanément mais elle ne devait pas savoir que c'est précisément elle que je regardais. Je laisse souvent mon regard déambuler, mais il est rare que j'observe avec une telle précision.&lt;br /&gt;- C'était plus fort que moi.&lt;br /&gt;- De regarder les gens ?&lt;br /&gt;Les gens… merci, elle restait loin de nous deux dans ses propos. D'un autre côté, j'aurais apprécié que la conversation prenne une tournure légèrement plus personnelle. J'étais confus.&lt;br /&gt;- Oui ça m'arrive souvent.&lt;br /&gt;- Les gens qui regardent beaucoup sont souvent ceux qui ont peu de choses à dire.&lt;br /&gt;Cette dernière phrase me fit le même effet que la grimace. J'étais effrayé et déstabilisé, mais charmé. Je me questionnais : "Est-ce une invitation à poursuivre ou à rompre l'engagement ? Est-ce une technique pour décourager les Don Juan de bas étage ou un défi pour un héros digne de ce titre ?" Je ne m'identifie ni au premier ni au second, bien que je tienne un peu de chacun. J'avais investi trop de courage pour débuter l'opération, je ne pouvais rebrousser chemin devant une si petite embûche. J'étais un peu piqué dans mon orgueil. Il est faux de croire que je n'ai rien à dire, certains me trouvent même un peu spirituel. Mais comment le lui faire comprendre? Bien que j'ignorais tout de la stratégie de la jeune femme, je m'interrogeais à savoir si je n'étais qu'un pion entre des mains habiles et si c'était elle qui menait la danse ou si elle pensait sensiblement les mêmes choses que moi. "Enfin, me dis-je, dansons encore un peu".&lt;br /&gt;- Ce n'est pas nécessairement vrai que les observateurs n'ont rien à dire. Je regarde souvent les gens mais il est rare que je suscite une telle réaction. Cette grimace va me faire sourire jusqu'à ce que j'arrive à la maison.&lt;br /&gt;Qu'est-ce que c'était que cette dernière phrase ? Un cul-de-sac. Effectivement, on ne se dit plus rien qui vaille la peine d'être mentionné. Encore cet étrange malaise. Souhaitait-elle mon départ ou aurait-elle aimé que nous puissions reprendre le dialogue ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voyais les stations de métro défiler avec inquiétude. Ah, qu'il était bon le temps des voyages en calèche et des moyens de transport peu fiables! Qu'il était triste de savoir que nous arriverions à destination sans encombres! Ce faisant, nous continuions de nous observer et de nous sourire. J'aurais voulu dire quelque chose mais mon courage m'abandonnait faute de mots. J'avais beau chercher, elle ne se trouvait pas dans ma tête cette phrase qui marquerait l'histoire. Enfin, je pouvais toujours profiter de la vue splendide de ses yeux intelligents et sensibles et me laisser bercer par le charme de l'instant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merde ! Ma station…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa station ! Nous nous souhaitâmes un timide bonjour et partîmes dans la même direction pour notre correspondance. Nous étions toujours côte à côte mais je savais que je risquais à tout moment de la voir s'engouffrer dans le mauvais tunnel ou le mauvais train. Je la suivais, ou peut être était-ce elle puisque j'allais de toute façon dans cette direction. Nous arrivâmes à l'escalier roulant, sur la même marche. Mes idées et le temps étaient très vaporeux. Je n'arrivais à mettre la main sur ni l'un ni l'autre et ils filaient plus vite encore que l'escalier, que nos pas ou que le métro. Je la contemplai fixement, ayant perdu espoir de relancer la conversation, moi qui suis si volubile d'ordinaire.&lt;br /&gt;- Moi, ça ne me gêne pas, me dit-elle en faisant référence à la phrase que j'avais utilisée pour débuter la conversation.&lt;br /&gt;Je devais lui demander son nom et son numéro de téléphone. Que souhaitait-elle de son côté ? Je devais l'inviter à souper ou à prendre un café. Je n'aime pas le café. J'essayais de me déjouer moi-même, je tuais le temps plutôt que de tenter quelque chose. Je me perdais en conjectures et ma bouche demeurait close. Pourtant, je ne souhaitais faire de cette personne ni mon amante ni mon épouse; je voulais seulement la connaître… mais elle me plaisait tout de même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un dernier escalier. À quatre marches de distance. Elle me devançait. Si mes yeux avaient été des aimants, ils faisaient preuve d'une telle activité à ce moment que nous nous serions soudés l'un à l'autre. En réalité, si mes yeux avaient été des aimants, ils seraient allé se coller aux marches de métal et j'aurais été enseveli sous un tas de babioles colorées que les gens portent et transportent… mais je n'apprécie pas le drame au point de terminer ainsi ma courte existence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un dernier couloir. Un dernier quai. À cinq pas l'un de l'autre. Le contact était maintenant intermittent. Un adolescent désabusé nous cachait la vue en se faisant un devoir de cracher régulièrement sur le rail de métro pour qu'on n'oublie pas à quel point il méprise la société et à quel point il en est distant. Mon inconscient lui souhaita de faire un jet de salive assez long pour le relier au dit rail et le foudroyer sur-le-champ alors que ma conscience n'avait d'attention que pour la demoiselle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le métro arriva. Nous entrâmes dans le même wagon mais par des portes différentes. À quelques mètres de distance, nous parvenions difficilement à nous apercevoir parmi cette foule dense et nous franchîmes trop rapidement les quelques stations me séparant de mon arrêt final. Le métro s'arrêta, énorme serpent bleu et blanc. Il expulsa un flot de passagers comme s'il s'agissait de sa progéniture trop longtemps couvée. Il nous laissa sortir, petits et frêles, indifférent à nos angoisses individuelles, plutôt content même d'être soulagé de ce poids inutile. Les rejetons se mirent à courir en tous sens en quête d'un abri. Je me retournai pour les observer, elle et les autres qui, n'ayant pas atteint leur maturité, choisirent de se terrer dans les entrailles de la bête en attendant leur heure pour se jeter dans ce monde tumultueux où l'on redécouvre à chaque coin de rue si l'on est proie ou prédateur en fonction des rencontres que l'on y fait.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-7513606406728563597?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/7513606406728563597/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2009/11/la-proie.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/7513606406728563597'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/7513606406728563597'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2009/11/la-proie.html' title='la proie'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-3830642513134300398</id><published>2009-11-04T16:15:00.003-05:00</published><updated>2009-11-05T14:52:05.425-05:00</updated><title type='text'>à la dérive</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Je me réveille, lendemain de veille, en pensant que le soleil entre dans ma chambre alors que c’est ma lampe de chevet qui me tue les yeux ; j’étais trop saoul pour l’éteindre. Je m’accroche à quelque chose pour pas que ça bouge trop : mon lit, mon oreiller, la chaise, le cadre de porte. J’avance du mieux que je peux, comme une chaloupe à une seule rame. Je pense du mieux que je peux, le cerveau comme une éponge trempée dans la mélasse… la matinée va se vivre à la seconde.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Boire. N’importe quoi que je n’ai pas bu hier. Ma juste part du St-Laurent surtout.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Après avoir bu beaucoup d’eau, pris des comprimés pour le mal de mer et rebu beaucoup d’eau, je reviens à mon lit par le chemin inverse et je repense à hier.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Le problème avec moi, c’est qu’elle cache mal son amour des autres. Elle est partie depuis deux mois seulement et elle est tombée amoureuse quelques fois déjà. J’ai été chanceux les premières fois c’était des clans, des jeunes, des vieux, des filles… mais hier, TAC.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Elle m’a contacté avant-hier et me l’a présenté, à l’écran. Pour me le rendre inoffensif, en faire mon ami même. Elle l’a touché, a fait des blagues pour me montrer que c’est le genre de gars avec qui on peut se permettre ça. Hier, elle devait travailler, occupation sacrée entre toutes qui, à Montréal, peut perturber les sorties prévues, lui faire oublier de manger, de boire, de dormir, de se laver… bref, lui faire arrêter tout ce qui n’est pas du boulot. Hier, elle n’a pas travaillé, elle est allée faire du vélo avec lui. « C’était génial », de son propre aveu. Elle n’a pas donné d’autre signe de vie que ce mot trop bref, se terminant par des baisers trop gros.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Dans mon imagination retournée, trop labourée et trop fertile je ne vois qu’une chose positive : la clarté brute du signal. Je sais qu’elle ne me veut aucun mal alors si elle est si peu discrète, c’est qu’elle veut que je sache… soit parce qu’il n’y a vraiment pas matière à s’inquiéter ou encore qu’elle se sent succomber et qu’elle veut que je nous sauve. Quand on a la main coincée dans un engrenage qui peut nous avaler tout entier, on appelle à l’aide.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Mais voilà, à l’autre bout du monde je perds du magnétisme, du pouvoir, du contrôle… et je l’aurai bien cherché. J’étais tanné d’être perçu comme l’empêcheur, l’obstacle. J’ai dit : « si ce voyage est important pour toi, fais-le ». J’avais une bombe à retardement sur les bras et elle m’a proposé d’aller exploser ailleurs. J’ai dit oui. Oui, en ayant l’impression de jouer à quitte ou double. Oui, en sachant qu’à presque que 29 ans, quand on quitte son boulot et son conjoint pour n’importe quel ailleurs, il y a des chances de ne pas revenir. Je la suis à distance. Dans ma longue-vue, j'aperçois son petit radeau affronter des tempêtes qui ne sont pas les miennes mais que nous aurions pu affronter à deux… si nous avions voulu tous les deux un peu plus.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-3830642513134300398?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/3830642513134300398/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2009/11/la-derive.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/3830642513134300398'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/3830642513134300398'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2009/11/la-derive.html' title='à la dérive'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8019823692809231347.post-8603102898008975465</id><published>2009-11-04T16:08:00.000-05:00</published><updated>2009-11-04T16:10:54.086-05:00</updated><title type='text'>5 wakkertsraat, Amsterdam.</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;5 wakkertsraat, Amsterdam.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Je descends les adresses depuis Middenweg, le chemin du milieu. Le chemin du milieu est peuplé de boutiques coquettes et de gens à vélo et en tram ; les voitures existent, mais tellement moins que chez nous. Je tourne à gauche au coffee company, on y viendra si tu veux. Wakkerstraat, la rue du marcheur ; je ne connais pas la langue alors je l'invente.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Je passe devant tes points de repères. Le coiffeur « les jumeaux », en français, j'aurai pas à tout inventer. La maison noire et blanche, neuve et jolie. Et me voilà au 5.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Le 5 wakkertsraat est une maison étroite de 4 étages. Le rez-de-chaussé, crème, compte deux portes, ébènes, très étroites et une fenêtre à droite, plus large et plus haute que les deux portes réunies.La porte de droite permet d'accéder à une petite pièce que l'on voit par la fenêtre. La porte de gauche mêne à l'étage.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;À l'étage il y a cette fille, que je ne pourrai pas voir, qui lance des signaux de détresse, qui est seule et grande et belle. Cette fille qui ne sait plus si elle veut être exaltée. La vie vient de l'amèner au noyau, entre la fille qu'elle est, et celle qu'elle rêve, entre le possible, sur lequel on s'assoit, le mieux, qui se touche du bout des doigts, le meilleur, qui exige une présence constante et le parfait, qui n'existe pas mais... elle est là, plantée, au milieu de toutes les routes du monde.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Je suis près d'elle en ce moment même, je l'aime. Je l'aime d'être à ce point crucial. Je l'aime d'être calme et animée à la fois. Je l'aime d'envisager l'irréel sans couper le cordon avec la terre. Je l'aime parce que je la connais, parce que je la devine, parce que je la sens et parce qu'en même temps, je n'ai aucune espèce d'idée... ni des trouvailles, ni du chemin qui vont suivre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Aujourd'hui, je suis pas ta boussole mais plutôt ta petite babiole de verre « Montréal » avec de la fausse neige. À garder près du coeur pour savoir que, non, t'es pas seule, oui, t'es perdue... mais t'as toujours des racines quelque part. Pas seulement en toi, chez les autres aussi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:georgia;"&gt;Je t'aime donc et j'ai hâte d'avoir des nouvelles.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8019823692809231347-8603102898008975465?l=francoisroy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoisroy.blogspot.com/feeds/8603102898008975465/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2009/11/5-wakkertsraat-amsterdam.html#comment-form' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/8603102898008975465'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8019823692809231347/posts/default/8603102898008975465'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoisroy.blogspot.com/2009/11/5-wakkertsraat-amsterdam.html' title='5 wakkertsraat, Amsterdam.'/><author><name>François Roy</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12828443959339620888</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_OvrffXkYrJ8/SvHqq4SIooI/AAAAAAAAAAM/Ptu63ta9Xrk/S220/mars+2009.JPG'/></author><thr:total>5</thr:total></entry></feed>
